Bénin : un ex-comptable de la police condamné pour 43 millions FCFA détournés

Plus de 43 millions de FCFA devront être remboursés à l’État béninois par un ancien comptable du Centre de santé de la police républicaine. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu sa décision le vendredi 17 juillet 2026 en condamnant le policier S.T.B. à cinq ans de réclusion criminelle ferme et à une amende de cinq millions de FCFA, selon les informations rapportées par Libre Express.

La juridiction a également ordonné la réparation intégrale du préjudice subi par l’État. L’ancien agent dispose d’un délai de quinze jours pour exercer un recours contre cette décision.

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Une condamnation pénale et une réparation financière

Dans son arrêt, la chambre criminelle de la CRIET a retenu la culpabilité du prévenu pour détournement de deniers publics portant sur un montant de 43 438 214 FCFA au détriment du Centre de santé de la police républicaine.

Au-delà de la peine privative de liberté, la Cour a prononcé une amende de cinq millions de FCFA et mis les frais de justice à la charge du condamné. Sur le volet civil, elle a déclaré recevable la constitution de partie civile de l’Agent judiciaire de l’État (AJE) et a condamné l’ancien comptable à verser la totalité de la somme correspondant au préjudice financier établi. Selon la décision de la juridiction, « le préjudice doit être intégralement réparé » à travers le remboursement des fonds détournés.

Un contrôle comptable à l’origine du dossier

L’affaire remonte à une mission de vérification menée en 2020 sur la gestion financière du Centre de santé de la police républicaine. Les contrôles portaient sur les exercices 2017, 2018 et 2019. Les premières investigations avaient fait apparaître des irrégularités évaluées à plus de 615 millions de FCFA. Au fil des vérifications, une grande partie de ce montant a toutefois été justifiée par des pièces produites par le comptable. À l’issue des contrôles complémentaires, le montant des sommes non justifiées a été ramené à 43 438 214 FCFA. C’est sur cette base que les poursuites pour détournement de deniers publics ont été engagées.

Une peine différente des réquisitions du parquet

Lors de l’audience du 5 juin 2026, le ministère public avait sollicité une sanction plus lourde. Le premier substitut du procureur spécial près la CRIET avait requis dix ans de réclusion criminelle, dont quatre années fermes, ainsi qu’une amende de deux millions de FCFA. Il avait également soutenu la demande de l’Agent judiciaire de l’État visant à obtenir le remboursement intégral des fonds concernés.

De son côté, la défense, assurée par Me Nestor Dako, avait plaidé la relaxe au bénéfice du doute. L’avocat avait notamment soutenu que son client ne possédait pas de compte bancaire, un élément présenté pour contester les accusations. « Le doute doit profiter à l’accusé », avait fait valoir la défense.

Au terme de plusieurs années de procédure, la chambre criminelle de la CRIET a finalement opté pour une peine de cinq ans de prison ferme, assortie d’une amende plus élevée que celle réclamée par le parquet, tout en confirmant l’obligation de rembourser l’intégralité des 43,4 millions de FCFA considérés comme détournés, rapporte Libre Express.

1 réflexion au sujet de “Bénin : un ex-comptable de la police condamné pour 43 millions FCFA détournés”

  1. Me Dako soutient le faux. Ne pas avoir un compte bancaire n’empêche pas de soustraire des caisses 43 millions.
    Cet argent a été dépensé sur plusieurs mois dans les cabarets de Cotonou et en multipliant les conquêtes féminines .
    Peut-être qu’il a acheté quelques hectares à la campagne dans la discrétion totale et dans l’anonymat pour ses vieux jours.
    Retenez qu’il n’a plus un Kobo sinon qu’il aurait pris la clé des champs.
    C’est triste et regrettable de mettre sa petite famille dans cette situation .
    Enfin ; les avocats au Bénin n’ont aucune stratégie de défense. Ça ne s’apprend pas pour passer les examens de capacité à la profession d’avocat ni lors des stages dans les cabinets d’avocats .
    C’est un autre travail de culture generale et de maîtrise des jurisprudences.
    Cherchez l’erreur

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