Face à la Russie, les Pays-Bas appellent l'Europe à moins dépendre des USA

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Tom Berendsen, a transmis le 16 juin 2026 à la Tweede Kamer, la chambre basse du Parlement des Pays-Bas, la nouvelle Stratégie internationale de sécurité du Royaume pour la période 2026-2030. Le document demande aux Pays-Bas et aux autres pays européens de réduire rapidement leur dépendance envers les États-Unis pour assurer leur défense, le gouvernement néerlandais estimant qu’une confrontation armée avec la Russie reste possible.

Le texte, intitulé « Versterkte Europese veiligheid via de NAVO, EU en partnerschappen » (« Sécurité européenne renforcée via l’OTAN, l’UE et les partenariats »), fixe un horizon précis : d’ici 2030, un plan doit avoir été lancé pour que l’Europe assume elle-même la majeure partie de la responsabilité de sa sécurité. Le ministre y écrit que les pays européens doivent « monter en puissance et prendre plus de responsabilités pour notre sécurité ».

Des capacités stratégiques transférées au niveau européen

La stratégie prévoit que des compétences aujourd’hui largement assumées par Washington soient progressivement reprises à l’échelle européenne, notamment le renseignement et la défense antimissile balistique. Cette reprise de compétences doit s’effectuer en coordination étroite avec les États-Unis, afin d’éviter toute rupture de capacité pendant la transition. Le document évoque un transfert progressif, étape par étape, plutôt qu’un retrait brutal du parapluie américain.

L’industrie européenne de défense devrait, selon ce calendrier, être capable d’ici quatre ans de produire elle-même une version complète des principaux systèmes d’armes conventionnels, ou à défaut d’en avoir le développement engagé. Sur le plan nucléaire, le traité de non-prolifération, signé par 190 pays, constitue selon le ministre le cadre juridique de référence. Le texte rappelle qu’un monde sans arme nucléaire demeure l’objectif final, mais que l’OTAN restera une alliance nucléaire tant que ces armes existeront. Au sein de l’Alliance, la France et le Royaume-Uni disposent de l’arme nucléaire aux côtés des États-Unis. Les Pays-Bas exploreraient déjà, comme cela avait été rapporté précédemment, une coopération avec la France sur la dissuasion nucléaire.

Un risque de conflit avec la Russie pris en compte depuis plusieurs mois

Cette stratégie fait suite à une alerte du gouvernement néerlandais publiée en février 2026, selon laquelle les forces armées russes se prépareraient à l’éventualité d’un conflit avec l’OTAN et mèneraient diverses actions destinées à tester la détermination occidentale. Les services néerlandais estimaient alors que la Russie n’était pas encore en mesure de mener une guerre à grande échelle, mais qu’elle s’y préparerait à un rythme soutenu.

L’objectif d’autonomie défensive fixé par les Pays-Bas rejoint un engagement pris collectivement par les pays de l’OTAN lors du sommet de La Haye, le 25 juin 2025 : porter les dépenses de défense des Alliés à 5 % du produit intérieur brut d’ici 2035, dont 3,5 % consacrés à la défense au sens strict et 1,5 % à la sécurité élargie, couvrant notamment les infrastructures critiques et la cyberdéfense.

La Beslisnota jointe à la lettre ministérielle, qui détaille les arbitrages internes ayant guidé la rédaction du document, doit désormais être examinée par la commission des Affaires étrangères de la Tweede Kamer, avant un débat parlementaire sur les orientations retenues pour les quatre prochaines années.

1 réflexion au sujet de “Face à la Russie, les Pays-Bas appellent l'Europe à moins dépendre des USA”

  1. Ces salo***ies de collabos osent encore se la ramener.
    En 40-45, ce sont les Les Pays-Bas qui ont connu le plus fort taux d’engagement volontaire dans la Waffen-SS.

    Allez planter de tulipes, les bataves, au lieu de remuer vos petits bras comme des moulins à vent.

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