France : une adolescente tue ses grands-parents pour pouvoir fréquenter son petit ami

Une adolescente de 16 ans a été mise en examen pour l’assassinat de ses grands-parents, commis le 30 mars 2026 à Villers-Semeuse, dans les Ardennes. Le parquet de Reims a requalifié les faits en assassinat en raison de la préméditation établie. Son petit ami, âgé de 15 ans, a également été mis en examen pour les mêmes faits.

Les deux septuagénaires, François, 74 ans, et Danièle, 71 ans, ont été retrouvés morts à leur domicile, victimes de plusieurs coups de couteau. Ils assuraient la garde de leur petite-fille en tant que tiers digne de confiance, la mère de l’adolescente n’assumant pas son rôle parental. Depuis plusieurs semaines, ils s’opposaient à la relation de la jeune fille avec le garçon, dont le comportement violent les inquiétait — en septembre 2024, ce dernier avait blessé un camarade avec une paire de ciseaux, provoquant son hospitalisation.

Un acte planifié au moins quinze jours à l’avance

Selon le procureur de la République de Reims, François Schneider, l’adolescente aurait commencé à planifier les meurtres au moins deux semaines avant leur exécution. Son petit ami aurait approuvé le projet et accepté d’y participer. Après les faits, les deux mineurs ont fui et se sont réfugiés dans une friche industrielle à Sedan, à quelques kilomètres de Villers-Semeuse. Géolocalisés, ils ont été interpellés le même jour en début d’après-midi. Une lame de 21 centimètres, nettoyée, a été retrouvée dans l’évier du domicile des victimes ; elle pourrait correspondre, selon le médecin-légiste, à l’arme du crime. Les enquêteurs ont également établi que les deux adolescents avaient découvert plusieurs milliers d’euros en liquide dans la chambre des victimes et s’en étaient servis pour acquérir trois smartphones haut de gamme.

Une froideur qui a sidéré magistrats et enquêteurs

Lors des auditions, les deux mineurs ont reconnu les faits sans réserve. Le procureur Schneider a relevé leur absence complète d’émotion et leur froideur générale. Au cours d’une audition, l’adolescente a déclaré qu’elle ne recommencerait plus — une formulation qui a particulièrement frappé les professionnels présents. Le mobile retenu n’est pas pécuniaire.

Placés en détention provisoire, les deux mis en examen encourent chacun 20 ans de réclusion criminelle. Cette peine pourrait être portée à 30 ans pour la petite-fille si le juge d’instruction écarte l’excuse atténuante de minorité. L’affaire est instruite par le tribunal judiciaire de Reims.

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