Une multiplication par neuf de la précision de ses missiles balistiques en quelques semaines avait déjà surpris les analystes militaires occidentaux pendant la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël. Le témoignage d’un pilote américain abattu en avril relance aujourd’hui la même question, appliquée cette fois aux drones : Téhéran aurait-il bénéficié d’une assistance technologique extérieure pour faire un saut capacitaire inattendu ?
Selon CNN, qui cite quatre sources proches du dossier, le pilote d’un F-15E rescapé a décrit lors de son débriefing une formation de drones iraniens se déplaçant de façon parfaitement synchronisée, juste avant son éjection. La chaîne américaine évoque désormais une possible assistance chinoise ou russe derrière cette capacité jusqu’ici inconnue des services de renseignement américains.
Des missiles soudainement plus précis, des drones plus coordonnés
Début avril, des analystes du réseau de renseignement bénévole InformNapalm avaient déjà documenté une hausse spectaculaire de la précision des frappes iraniennes contre des cibles américaines et israéliennes, qu’ils n’attribuaient pas à une avancée technologique autonome de Téhéran, mais à un transfert de doctrine militaire venu de Moscou — la méthode de ciblage perfectionnée par la Russie pendant quatre ans de guerre en Ukraine. Des satellites russes auraient survolé une quarantaine de sites stratégiques au Moyen-Orient fin mars, selon des informations relayées par Reuters et CNN.
C’est dans ce même cadre de progrès militaires iraniens jugés disproportionnés par rapport aux capacités connues du pays que s’inscrit le témoignage du pilote du F-15E, abattu le 3 avril dans la province d’Ispahan. L’appareil, du 494e escadron de chasse basé à RAF Lakenheath, en Angleterre, a perdu son pilote et son officier systèmes d’armes après avoir été touché ; le premier a été récupéré sept heures après le crash, le second est resté caché plus d’une journée dans les montagnes du Zagros avant son exfiltration.
Une technologie de « maillage réseau » jamais observée auparavant
D’après CNN, l’aviateur aurait décrit, juste avant de s’éjecter, plusieurs drones interconnectés évoluant comme une seule entité, les plus petits suspendus sous les plus gros. « De vrais trucs extraterrestres« , aurait résumé l’une des sources interrogées par la chaîne. Une autre source a évoqué un véritable champ de mines aérien.
Les services de renseignement américains n’avaient jusqu’alors aucun élément indiquant que l’Iran maîtrisait cette technique, baptisée « maillage réseau un-à-plusieurs« , qui permettrait à un seul opérateur de piloter simultanément un grand nombre de drones. Plusieurs responsables du débriefing ont toutefois mis en doute la fiabilité du témoignage : le pilote, commotionné lors du crash, avait déjà été abattu une première fois pendant ce conflit, lors d’un tir ami des forces koweïtiennes.
L’hypothèse d’un transfert depuis Moscou ou Pékin
CNN rapporte qu’un faisceau d’éléments suggère que la Chine et la Russie, qui possèdent déjà des capacités de pilotage groupé de drones, auraient pu aider l’Iran à perfectionner son arsenal. Cette coopération militaire s’était déjà manifestée par la livraison de drones Shahed modifiés à la Russie pour son offensive en Ukraine, en échange, selon plusieurs analystes, d’un soutien technique iranien. L’épisode du F-15 relancerait ainsi la question d’un transfert inverse, cette fois vers l’arsenal de drones de Téhéran.
La cause exacte de la perte de l’appareil n’a pas été établie formellement. Des responsables américains avaient d’abord évoqué la piste d’un missile portable tiré à l’épaule, de fabrication chinoise selon certaines sources de NBC News. Le commandement central américain (CENTCOM), sollicité par CNN, a renvoyé les questions vers l’armée de l’air américaine, sans apporter de précision supplémentaire. L’enquête se poursuit, alors que Washington et Téhéran négocient depuis la mi-juin un accord devant mettre fin à la guerre, dans le cadre d’une fenêtre de soixante jours de discussions ouverte après un cessez-le-feu.




Ouais … même s’ils ont été assez discrets tout le monde a vu les avions cargo russes qui ont atterri en Iran les semaines qui ont précédé l’attaque des USA.
Sont pas débiles à ce point, le ricains
« Sont pas débiles à ce point, le ricains »
Bahhh tu lis les tweets de Trump et t’as déjà un élément de réponse.
Hé non Donnie, les Iraniens ne sont plus à l’âge de la pierre ! C’est le pays qui forme le plus d’ingénieurs au monde par tête d’habitant. Fallait écouter Tulsi, John Kirk et les autres