L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026, selon son dernier rapport publié ces derniers jours. L’organisation explique cette révision par les incertitudes géopolitiques qui pèsent sur le marché, notamment au Moyen-Orient, à cause de la guerre en Iran et la fermeture du Détroit d’Ormuz.
Jusqu’à présent, l’OPEP anticipait une hausse de la demande de 1 million de barils par jour en 2026. Désormais, elle table sur une progression de 800.000 barils quotidiens soit 200.000 barils en moins que ce qui était initialement prévu. Cette correction est principalement liée aux perturbations provoquées par les récents événements dans le détroit d’Ormuz et aux attaques visant des infrastructures pétrolières.
Prévisions contrastées pour les prochaines années
Si les perspectives pour 2026 sont revues à la baisse, l’OPEP se montre plus optimiste pour l’année suivante. L’organisation prévoit désormais une augmentation de la demande mondiale de 1,9 million de barils par jour en 2027, contre 1,7 million estimé auparavant. Cette révision se base sur la fin du conflit et une relance économique totale, impliquant donc le fait de rattraper les mois “perdus” tout au long de cette année 2026.
L’organisation souligne également que la reprise partielle du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, après une période de fortes perturbations, pourrait favoriser un retour à des conditions de marché plus stables. En bref, tant que la situation géopolitique n’est pas réglée, l’incertitude demeurera.
Une organisation confrontée à un contexte instable
Au-delà des prévisions de demande, l’OPEP doit aussi composer avec des évolutions internes. Le retrait des Émirats arabes unis ramène désormais l’organisation à 11 membres et ajoute de l’instabilité à la crise lattente. Bien évidemment, cela n’est pas de nature à rassurer les marchés, qui apprécient la stabilité pour tirer dansle bon sens.
