Les Nations unies ont exprimé, mardi 14 juillet, leur inquiétude face à la reprise des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Dans une déclaration relayée par l’organisation, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a mis en garde contre les conséquences qu’aurait une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz. Pour rappel, cette voie maritime stratégique, essentielle au commerce mondial, est notamment utilisée pour le transport de pétrole, de produits alimentaires et de médicaments. Son blocage peut entraîner de graves pénuries.
L’ONU appelle les deux pays à privilégier la désescalade et à revenir à un cessez-le-feu.
D’après les dires de Volker Türk, une interruption durable du trafic dans cette zone pourrait rapidement affecter les populations bien au-delà du Moyen-Orient. Ce dernier estime que les échanges commerciaux qui transitent par le détroit sont indispensables à l’approvisionnement de nombreux États dans le monde. De facto, une perturbation prolongée pourrait provoquer des difficultés d’accès à certains biens essentiels.
Cela pourrait aussi avoir des répercussions économiques et humanitaires à l’échelle internationale. Chaque jour, une part importante du commerce mondial de l’énergie y transite (environ 20 % d’après certains analystes). Une fermeture ou un ralentissement du trafic pourrait entraîner des retards dans les chaînes d’approvisionnement et accentuer les tensions sur plusieurs marchés internationaux.
Les populations les plus à risques sont dans une situation compliquées
Le Haut-Commissaire de l’ONU estime que ces perturbations pourraient aussi avoir un impact direct sur les droits fondamentaux des populations concernées, notamment en compliquant l’accès aux soins, aux médicaments ou à l’alimentation. Pour l’organisation internationale, la stabilité de cette route maritime demeure un enjeu majeur pour la sécurité et les conditions de vie de millions de personnes. En ce sens, l’ONU appelle à une nouvelle désescalade rapide et à ce que le conflit se termine dans les délais les plus brefs, pour le bien de toutes et tous.