Iran: Trump lève les sanctions et menace en cas de manquement à l'accord

Les États-Unis ont annoncé, lundi 23 juin, une suspension temporaire de certaines sanctions économiques visant l’Iran et ce, pour une durée de 60 jours. La mesure a été dévoilée par l’administration de Donald Trump à la suite de discussions organisées en Suisse entre représentants américains et iraniens, avec la médiation du Pakistan et du Qatar. Mais Trump n’entend pas relâcher la pression. S’il lâche du lest, il a affirmé qu’en cas de manquement à l’accord, il pourrait frapper Téhéran.

D’après Washington, ces échanges s’inscrivent dans le cadre d’un accord intérimaire conclu après plus de trois mois de conflit. Un conflit ayant impliqué l’Iran donc mais aussi Israël et plusieurs autres acteurs régionaux. Les annonces ont été relayées par des déclarations officielles, des conférences de presse et des publications sur les réseaux sociaux.

Téhéran peut à nouveau commercer avec les États-Unis

Cette décision marque une première étape notable vers une éventuelle normalisation des relations entre les deux pays après des mois de guerre. Le Trésor américain a accordé une dérogation permettant à Téhéran de reprendre temporairement certaines exportations de pétrole et de produits dérivés jusqu’au 21 août. D’ici-là, les négociateurs devront s’entendre pour parvenir à un accord durable et pérenne.

Quelques désaccords subsitent, notamment sur le nucléaire

Malgré ces avancées diplomatiques, plusieurs points majeurs continuent d’opposer les deux camps. Le vice-président américain JD Vance a évoqué des progrès significatifs concernant les inspections nucléaires et la supervision internationale du programme iranien. Téhéran a toutefois démenti ces affirmations.

En effet, l’Iran s’est contenté d’expliquer, qu’à date, aucun accord n’a été conclu sur un retour des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique et qu’aucune rencontre avec son directeur n’a eu lieu lors des discussions en Suisse. Deux version s’opposent donc.

Quid du détorit d’Ormuz ?

L’accord intérimaire porte également sur plusieurs dossiers régionaux. Les médiateurs ont confirmé l’ouverture d’un mécanisme destiné à sécuriser la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le marché mondial du pétrole. Mais attention, comme nous l’avons déjà vu, ce détroit reste sujet à des fermetures. L’équilibre est fragile.

D’ailleurs, Donald Trump maintient la pression. S’il effectue un geste de bonne volonté à destination de Téhéran, il a rappelé qu’en cas de manquement à l’accord, il n’hésitera pas à de nouveau frapper Téhéran et ses infrastructures.


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