Iran : un haut responsable perd la vie dans un accident de voiture à Kerman

Un cadre supérieur de l’appareil sécuritaire iranien s’est éteint ce lundi sur une route du sud-est du pays. Mohammad Akbarzadeh, adjoint chargé des affaires politiques au bureau du représentant du Guide suprême auprès de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a perdu la vie après le renversement de son véhicule sur un axe routier de la province de Kerman, a rapporté l’agence de presse Tasnim, relayée par l’agence Fars.

Un transfert médical sans succès

Selon le récit diffusé par les médias d’État, les secours sont intervenus rapidement après l’accident. Les forces de police et les équipes d’urgence sanitaire se sont rendues sur place, et Akbarzadeh a été transporté vers un centre médical de la région. Les médecins n’ont toutefois pas pu le maintenir en vie : il est décédé des suites de la gravité de ses blessures. Tasnim précise que les autorités compétentes ont « engagé l’examen des causes et des circonstances de l’accident », sans donner à ce stade davantage de précisions sur l’heure exacte ou les conditions de circulation au moment du sinistre.

Akbarzadeh portait le grade de dariadar-e dovom, équivalent de contre-amiral au sein de la marine du CGRI, une des branches qui composent le dispositif de défense maritime de la République islamique dans le Golfe et le détroit d’Ormuz. Sa fonction d’adjoint politique le plaçait sous l’autorité directe du bureau du représentant du Guide suprême au sein de cette force, une structure parallèle à la chaîne de commandement opérationnelle, chargée de superviser l’orientation idéologique et religieuse des unités du CGRI.

Un nom apparu récemment dans l’actualité du détroit d’Ormuz

Le décès de Akbarzadeh survient alors que son nom avait été cité ces derniers mois dans le cadre des tensions autour du détroit d’Ormuz. Début juin, l’Union européenne avait ajouté son nom à sa liste de sanctions, le désignant comme commandant adjoint chargé des affaires politiques de la marine du CGRI, dans le cadre de mesures visant le commandement provincial de Hormozgan après la fermeture du détroit consécutive aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Il s’était également exprimé publiquement en mars sur la situation dans cette voie maritime stratégique, affirmant alors que le détroit était sous « contrôle total » de la marine du CGRI.

La province de Kerman, où s’est produit l’accident, ne compte pas parmi les bases navales habituelles du CGRI, principalement concentrées à Bandar Abbas, Bouchehr, Mahshahr, Assalouyeh et Bandar Lengeh. Sa présence dans cette région reste pour l’instant non expliquée par les sources officielles.

Une série de décès scrutée depuis plusieurs années

Ce décès s’ajoute à une liste de pertes survenues au sein du CGRI ces dernières années, certaines présentées par Téhéran comme accidentelles avant d’être ensuite contestées par des médias d’opposition à l’étranger, qui avaient évoqué des assassinats déguisés visant des officiers liés à des programmes sensibles. Aucune source, iranienne ou étrangère, n’a pour l’heure formulé une telle hypothèse concernant la mort de Akbarzadeh, et les autorités iraniennes maintiennent la version de l’accident de la route.

L’enquête ouverte par les autorités compétentes doit déterminer les circonstances précises du renversement du véhicule. Aucune date n’a été communiquée pour la publication de ses conclusions.

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