La Chine a confirmé vendredi la détention de Min Zin, citoyen américain et analyste associé à un centre de recherche spécialisé sur la Birmanie. Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué que l’intéressé faisait l’objet de mesures pénales pour des activités présumées d’espionnage portant atteinte à la sécurité nationale du pays.
Lors d’un point de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré que les autorités compétentes avaient pris des « mesures coercitives pénales » à l’encontre de Min Zin conformément à la législation chinoise. Pékin n’a toutefois pas précisé la nature exacte de ces mesures, une formule généralement utilisée pour désigner une personne placée sous contrôle judiciaire ou en détention.
Selon les autorités chinoises, le consulat général des États-Unis à Canton a été informé de l’affaire. Lin Jian a également affirmé que les droits légaux du ressortissant américain étaient garantis.
Pékin invoque la sécurité nationale
Les autorités chinoises reprochent à Min Zin des activités présumées d’espionnage. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur les faits qui lui sont reprochés ni sur la période concernée.
Min Zin est membre fondateur de l’Institute for Strategy and Policy – Myanmar (ISP-M), un groupe de réflexion qui mène des travaux sur la situation politique, les ressources naturelles et les conflits en Birmanie. Le pays est dirigé par une junte militaire depuis le renversement du gouvernement d’Aung San Suu Kyi lors du coup d’État de février 2021, événement qui a plongé le pays dans un conflit interne prolongé.
L’annonce du ministère chinois intervient après des informations de presse faisant état de l’interpellation du chercheur lors d’un séjour en Chine.
Un précédent avec un ressortissant japonais
Cette affaire rappelle un autre dossier ayant impliqué un ressortissant étranger accusé d’espionnage par les autorités chinoises. En mars 2023, un employé japonais du groupe pharmaceutique Astellas Pharma avait été arrêté à Pékin pour des soupçons similaires.
L’affaire avait entraîné des tensions diplomatiques entre la Chine et le Japon. Après son inculpation, le ressortissant japonais avait été condamné en juillet 2025 à trois ans et demi d’emprisonnement pour espionnage par un tribunal chinois.
La Chine a renforcé ces dernières années son arsenal juridique en matière de sécurité nationale et de lutte contre l’espionnage. Dans le cas de Min Zin, aucune date n’a été communiquée concernant une éventuelle mise en accusation formelle ou l’ouverture d’une procédure judiciaire.


