La police libyenne a interpellé un migrant africain en situation irrégulière après une série d’attaques à la machette survenues dans le quartier de Janzour, à l’ouest de Tripoli. L’incident, rapporté par le média Libya Observer, s’est produit avant le 31 mai 2026 et a provoqué un mouvement de panique parmi les habitants du secteur.
Selon les informations disponibles, l’homme aurait pris pour cible des passants ainsi que des véhicules circulant dans le quartier de Janzour. Les circonstances exactes de l’incident n’ont pas été détaillées par les autorités, mais le suspect aurait adopté un comportement jugé erratique et aurait semblé souffrir de troubles mentaux.
Un passant intervient avant l’arrivée des forces de l’ordre
D’après les éléments rapportés par Libya Observer, l’agresseur a finalement été maitrisé lorsqu’un passant est intervenu et lui a tiré dans la jambe alors qu’il agissait en état de légitime défense. Blessé, le suspect a ensuite été conduit dans un établissement hospitalier afin d’y recevoir des soins.
Les habitants du quartier ont fait part de leur inquiétude après cet épisode qui a perturbé la circulation et provoqué la crainte parmi les riverains confrontés à un individu armé d’une machette. « La police libyenne a arrêté un migrant clandestin qui a attaqué au hasard des voitures et des piétons de passage avec une machette dans le quartier de Janzour », rapporte Libya Observer en citant les autorités sur son compte X.
Une affaire sur fond de question migratoire
L’incident survient dans un pays qui demeure l’une des principales zones de transit pour les migrants africains cherchant à rejoindre l’Europe par la Méditerranée. Depuis plusieurs années, des organisations internationales, dont les agences des Nations unies et plusieurs ONG de défense des droits humains, alertent sur les conditions auxquelles sont confrontés les migrants présents sur le territoire libyen.
Ces organisations dénoncent régulièrement les détentions arbitraires, les violences ainsi que les activités des réseaux de trafic d’êtres humains opérant dans certaines régions du pays. Dans l’affaire de Janzour, les autorités libyennes ont indiqué que le suspect avait été déféré au parquet, chargé désormais de la suite de la procédure judiciaire.



