Macron salue l'accord Iran - USA et engage la France dans la sécurisation du détroit d'Ormuz

Le président français Emmanuel Macron a salué dimanche 14 juin l’accord de paix conclu entre Washington et Téhéran, mettant fin à plus de trois mois de guerre ouverte au Moyen-Orient. Dans un communiqué publié le jour même de l’annonce, il a appelé à une « mise en œuvre rapide et complète » du texte par l’ensemble des belligérants.

Une mission franco-britannique prête à déployer ses moyens

La France et le Royaume-Uni ont constitué une mission internationale dont l’objectif est d’accompagner la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent en temps normal environ 20 % du pétrole mondial et une part équivalente du gaz naturel liquéfié. Macron a précisé que les moyens sont « en place et prêts à être engagés », sans détailler la nature exacte du dispositif. Cette mission de sécurisation maritime vise à garantir la reprise du trafic commercial sans restriction ni péage, condition que Paris juge indispensable à la stabilité régionale et à l’économie mondiale.

Le détroit était bloqué depuis le 28 février 2026, date à laquelle l’Iran avait fermé le passage en représailles aux frappes militaires conjointes américano-israéliennes. Depuis le 13 avril, les États-Unis avaient imposé un blocus naval sur les ports iraniens, aggravant la paralysie du commerce maritime régional.

Nucléaire iranien et Liban, les deux dossiers ouverts

L’accord annoncé dimanche constituerait un cessez-le-feu immédiat et permanent sur tous les fronts, y compris au Liban, assorti d’une période de négociation de 60 jours sur les questions nucléaires et la levée des sanctions américaines, selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur des pourparlers. La cérémonie officielle de signature est prévue le 19 juin en Suisse.

Macron a indiqué que les négociations à venir devront aborder les programmes nucléaire et balistique de l’Iran ainsi que sa politique de déstabilisation régionale. Sur le dossier libanais, Paris réaffirme son soutien aux autorités de Beyrouth dans leur effort de restauration de la souveraineté étatique, conditionnant la stabilité du pays à un cessez-le-feu robuste et durable. La signature formelle de l’accord est attendue le 19 juin à Genève, en marge du sommet du G7 qui s’ouvre lundi à Évian.

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