Ce 20 juin 2026, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a publiquement répondu sur Instagram au président américain Donald Trump, qui l’avait critiquée la veille dans un message publié sur Truth Social. L’échange prolonge un différend diplomatique ouvert depuis le sommet du G7 tenu à Évian-les-Bains, en France, du 15 au 17 juin.
Une dispute née d’une interview télévisée
Le différend remonte à une interview accordée par Trump à la chaîne italienne La7, dans laquelle le président américain a affirmé que Meloni l’aurait supplié, à plusieurs reprises, de poser pour une photo lors du sommet du G7. Selon NBC News, la cheffe du gouvernement italien a qualifié cette version des faits de « totalement fabriquée », précisant que ni elle ni l’Italie ne supplient jamais. Cette mise au point a conduit le ministre italien des Affaires étrangères à annuler un déplacement prévu aux États-Unis, en signe de soutien à la Première ministre.
Trump a maintenu sa version dans son message publié sur Truth Social, reprenant l’accusation et y ajoutant une critique sur la popularité de Meloni en Italie, qu’il attribue au refus de Rome de soutenir les opérations militaires américaines contre l’Iran.
Le refus italien d’ouvrir ses bases aériennes
Dans son message, le président américain reproche également à l’Italie d’avoir refusé l’usage de ses pistes et tarmacs lors de l’offensive américaine contre l’Iran. Ce refus s’inscrit dans un cadre juridique précis : selon le Washington Times, Rome avait déjà refusé, en mars, l’autorisation à des bombardiers américains d’utiliser une base aérienne en Sicile sans l’aval préalable du Parlement italien. Cette restriction découle des dispositions constitutionnelles italiennes encadrant l’usage des bases militaires étrangères, qui nécessitent un accord parlementaire pour toute opération offensive lancée depuis le territoire national.
Meloni a rappelé, dans sa réponse, que l’usage des bases américaines en Italie reste encadré par des accords bilatéraux que son gouvernement a toujours respectés, et qu’elle entend continuer à appliquer tant qu’elle restera à la tête de l’exécutif.
La réponse de Meloni sur Instagram
Dans son message publié en anglais et adressé directement à Trump, la Première ministre a dénoncé des attaques jugées incessantes et sans provocation, tout en affirmant que sa popularité ne dépendait pas de sa relation avec le président américain mais de sa capacité à défendre les intérêts nationaux italiens. Elle a conclu sa réponse par une formule directe : « Quant à ma popularité, être votre ami n’y est certainement pas pour rien, et elle ne dépend pas de notre relation. Ma popularité repose sur ma capacité à défendre les intérêts nationaux de l’Italie, et c’est précisément ce que j’ai toujours fait. Ma popularité ne vous concerne pas, occupez-vous de la vôtre. »
Le différend intervient alors que les deux dirigeants, considérés jusqu’ici comme idéologiquement proches, doivent se retrouver dans les prochaines semaines lors du sommet de l’OTAN prévu en Turquie. Trump avait par ailleurs rencontré le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, à la Maison Blanche le mercredi précédant cet échange, dans le cadre des préparatifs de ce sommet. Aucune rencontre bilatérale entre Trump et Meloni n’a pour l’instant été annoncée en marge de cet événement.




« Ma popularité ne vous concerne pas, occupez-vous de la vôtre »
Décidément !
Un G7 organisé par Macron et on a illico une cour de récréation