Guerre en Iran : les USA démentent la mort de trois soldats au Koweït

Une nouvelle guerre de récits s’ajoute aux combats depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran début juillet. Le Commandement central américain (CENTCOM) a démenti ce 12 juillet toute perte humaine parmi ses troupes après la diffusion d’informations non confirmées faisant état de trois soldats tués au Koweït.

La rumeur a émergé via plusieurs médias proches de Téhéran, dont RT Arabic et Al Saa, qui ont relayé une information attribuée à l’agence de presse iranienne Mehr. Cette dernière évoquait la destruction d’un système de missiles ATACMS américain touché par trois missiles balistiques iraniens, avec d’importantes fumées noires observées sur les lieux. Le Koweït aurait pour sa part confirmé des dommages matériels après cette salve, sans toutefois valider le bilan humain avancé.

Un démenti ferme du commandement américain

Sur le réseau social X, le CENTCOM a réagi directement à ces publications. Le commandement a affirmé que « la propagande iranienne a affirmé aujourd’hui que trois militaires américains ont été tués au Koweït par des frappes iraniennes », avant de préciser qu’aucun décès ni blessure n’était à déplorer parmi son personnel dans la région, l’ensemble des effectifs ayant été comptabilisé.

Cette mise au point intervient alors que les bases américaines du Golfe restent des cibles régulières des Gardiens de la révolution islamique depuis la rupture du cessez-le-feu, début juillet. Le Koweït abrite plusieurs installations militaires américaines, dont la base d’Arifjan, déjà visée par des tirs de représailles iraniens à plusieurs reprises depuis le déclenchement du conflit fin février. Le précédent bilan confirmé de pertes américaines dans ce pays remonte à début mars, lorsque six réservistes de l’armée avaient péri dans une frappe de drone contre un centre d’opérations au port de Shuaiba.

Une escalade qui redessine le conflit

Cet épisode reflète une dynamique de reprise brutale des hostilités. Après plusieurs semaines de relative accalmie sous l’égide du protocole d’accord signé le 17 juin, les frappes américaines ont repris début juillet contre des cibles militaires iraniennes, en riposte à des attaques visant des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Téhéran a répliqué en ciblant des bases alliées de Washington au Koweït, à Bahreïn et au Qatar, tandis que des sirènes d’alerte ont retenti jusqu’en Jordanie.

Cette nouvelle vague de tensions a également coïncidé avec l’inhumation du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit et enterré le 10 juillet à Mashhad, une situation qui a nourri les accusations réciproques de provocation entre les deux camps. L’Organisation des Nations unies, par la voix de son secrétaire général António Guterres, a de nouveau appelé les parties à la retenue face au risque de conséquences catastrophiques pour les populations civiles de la région.

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