Treize fédérations de football d’Afrique, des Caraïbes et d’Asie centrale ont publié dimanche 14 juin un communiqué commun pour dénoncer les récentes déclarations du président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, qui aurait qualifié plusieurs rencontres du Mondial 2026 de matchs « sans intérêt ». Le texte, diffusé notamment par la Fédération Sénégalaise de Football, regroupe les fédérations du Sénégal, du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Égypte, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique du Sud, du Cap-Vert, du Congo, d’Haïti, de Curaçao et d’Ouzbékistan.
Interrogé par la télévision slovène, Čeferin aurait estimé que l’élargissement de la compétition à 48 équipes — contre 32 lors des éditions précédentes — produirait mécaniquement des rencontres sans enjeu. La Coupe du monde 2026, organisée conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique, prévoit 104 matchs jusqu’au 19 juillet.
Une riposte collective et coordonnée
Les treize fédérations signataires rejettent cette analyse dans des termes directs. « Suggérer que certains de nos matchs seraient d’une manière ou d’une autre moins importants revient à ignorer les efforts, les sacrifices et les aspirations des joueurs, des entraîneurs, des clubs, des dirigeants du football et des supporters à travers le monde », écrivent-elles. Le communiqué rappelle que pour nombre de ces nations, une qualification au Mondial représente un accomplissement générationnel, et non un acquis sportif ordinaire.
Le texte distingue deux catégories de signataires : les fédérations du Sénégal, du Cap-Vert, de Curaçao, d’Ouzbékistan, du Congo et d’Haïti, présentées comme signataires principaux ; celles d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, d’Égypte, du Ghana, de Côte d’Ivoire et d’Afrique du Sud, listées « en solidarité ».
Le format à 48 équipes, un débat qui dépasse l’UEFA
La question du format élargi divise le football mondial depuis son adoption par la FIFA. Čeferin s’était déjà opposé à un Mondial biennal défendu par Arsène Wenger au nom de la FIFA, invoquant les risques de dévaluation des compétitions. Les fédérations signataires défendent une position inverse : l’universalité du tournoi serait précisément sa force, non son défaut. Les équipes concernées disputent leurs premiers matchs de phase de groupes dans les prochains jours, la compétition étant en cours depuis le 11 juin.



