Nucléaire : le Rwanda et la Russie signent une feuille de route pour des réacteurs modulaires

Une nouvelle étape a été franchie dans la coopération nucléaire entre le Rwanda et la Russie. Réunis à Moscou lors de la première réunion du comité conjoint de coordination sur l’utilisation de l’énergie atomique, les deux partenaires ont signé une feuille de route consacrée au développement d’un projet de réacteurs modulaires de petite taille (SMR), selon un communiqué publié par Rosatom, le groupe public russe du nucléaire.

La rencontre a permis d’examiner plusieurs volets du programme nucléaire civil rwandais, notamment le projet de construction d’une centrale nucléaire, les applications non énergétiques des technologies nucléaires, le développement des compétences nationales et la mise en place des infrastructures nécessaires au secteur.

Une coopération qui couvre plusieurs domaines

Les représentants du Rwanda et de Rosatom ont passé en revue l’état d’avancement des principaux projets engagés entre les deux parties. Les discussions ont porté sur le futur projet de centrale nucléaire, mais également sur la création d’un Centre de science et de technologie nucléaires destiné à soutenir la recherche, la formation et les applications civiles de l’énergie atomique.

Le comité a également abordé les aspects réglementaires indispensables au développement d’un programme nucléaire national. L’élaboration d’un cadre juridique et institutionnel figure parmi les préalables à toute mise en œuvre d’infrastructures nucléaires.

À l’issue de la réunion, les deux parties ont signé une feuille de route dédiée au développement d’un projet de réacteurs modulaires de petite taille. « Les parties ont signé une feuille de route pour le développement du projet de réacteurs modulaires de petite taille », précise le communiqué de Rosatom.

Les réacteurs modulaires au centre du partenariat

Les réacteurs modulaires de petite taille, ou SMR, constituent une technologie conçue pour produire de l’électricité à partir d’installations plus compactes que les centrales nucléaires conventionnelles. Leur conception permet une mise en service progressive et une adaptation aux besoins énergétiques de pays dont la demande continue de croître.

Le Rwanda mise sur cette technologie pour diversifier ses sources d’énergie et accompagner son développement économique. La concrétisation d’un tel projet passe toutefois par plusieurs étapes, notamment la formation de spécialistes, la création d’infrastructures adaptées et la mise en place d’un dispositif réglementaire conforme aux normes internationales.

Cette avancée prolonge les échanges engagés entre les deux partenaires autour des réacteurs modulaires. En 2024, le Rwanda et Rosatom avaient conclu un accord de coopération portant sur le déploiement de cette technologie afin d’en étudier la faisabilité pour répondre aux besoins énergétiques du pays.

Les prochaines étapes du projet

La signature de cette feuille de route ne signifie pas le lancement immédiat de la construction d’une centrale nucléaire. Elle fixe les orientations techniques et les actions à mener pour poursuivre le développement du projet dans les prochaines années.

Les futurs travaux devraient porter sur les études techniques, le renforcement des capacités nationales, l’évolution du cadre réglementaire ainsi que le développement des infrastructures nécessaires avant toute décision relative à la construction d’une centrale nucléaire au Rwanda.

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