Russie, Iran, Gaza : les grandes annonces du G7 2026 sur les crises mondiales

Les dirigeants des sept pays les plus industrialisés du monde ont conclu leur sommet annuel ce mardi 17 juin 2026 à Évian-les-Bains, en Haute-Savoie, où la France assurait la présidence tournante du G7. Réunis à l’Hôtel Royal pendant trois jours dans une séquence diplomatique particulièrement chargée, ils ont adopté une déclaration commune engageant le bloc sur trois fronts : la guerre en Ukraine face à la Russie, le dossier nucléaire iranien et la crise humanitaire à Gaza.

Le sommet s’est tenu dans l’un des cadres géopolitiques les plus chargés depuis des décennies. Les combats se poursuivent en Ukraine. La guerre à Gaza a marqué le pas après qu’Israël a repris son offensive, tandis qu’Israël et l’Iran ont échangé des frappes directes, entraînant une intervention américaine. Des négociations directes entre la Russie et l’Ukraine se tiennent à Abou Dhabi, mais des divergences substantielles persistent avant tout accord de paix. Selon l’ONU, la planète a connu en 2025 le nombre le plus élevé de guerres depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec plus de 130 conflits armés recensés à travers le monde. C’est dans ce tableau que les sept dirigeants ont pris la parole.

Engagement humanitaire à Gaza et pression sur le Liban

Concernant Gaza, le G7 s’engage à renforcer et accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire ainsi que les efforts de reconstruction, sans toutefois avancer de calendrier précis. Les pays membres demandent en parallèle l’arrêt des violences en Cisjordanie. S’agissant du Liban, ils conditionnent leur appui à un cessez-le-feu immédiat, au désarmement du Hezbollah et au retour du monopole de l’État sur les armes, sous supervision de garanties internationales. L’ensemble de ces positions traduit une logique commune : limiter l’influence de l’Iran dans la région apparaît comme l’axe central de la déclaration.

Un accord américano-iranien adoubé, des exigences maintenues

Sur le dossier nucléaire, le G7 a salué officiellement l’accord entre Washington et Téhéran sous l’impulsion du président Donald Trump. Le texte commun y voit une opportunité majeure pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, un objectif que les sept pays considèrent comme une ligne rouge incontournable. L’AIEA est appelée à jouer un rôle central dans les futures négociations, aux côtés de partenaires régionaux, tandis que le G7 se dit disposé à soutenir la mise en œuvre de cet accord dont les modalités restent encore à préciser entre les parties.

Dans ce cadre, la France et le Royaume-Uni ont obtenu l’appui des autres membres pour lancer une initiative maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite près de 20 % du commerce pétrolier mondial. Cette mission vise à sécuriser la navigation commerciale et à encadrer le retrait des mines posées, selon les accusations, par l’Iran.

Sanctions renforcées contre la Russie et nouvelles armes pour l’Ukraine

Face à la Russie, le G7 annonce un renforcement des sanctions contre l’économie de guerre de Moscou, en visant particulièrement les secteurs du pétrole et du gaz. Parallèlement, les pays membres s’engagent à accroître leur soutien militaire à l’Ukraine, notamment par la livraison de systèmes de défense aérienne, d’intercepteurs supplémentaires et de capacités à longue portée. Le G7 envisage aussi d’étendre à Kiev des licences lui permettant de développer davantage sa production d’armement, une mesure qui devra encore être discutée sur le plan technique dans les prochaines semaines.

Les dirigeants ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, qualifiant leur engagement collectif d’« indéfectible » dans la déclaration finale. La prochaine présidence du G7 sera assurée par les États-Unis à partir du 1er janvier 2027.

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