Sous-marins : le Maroc met en concurrence la France, la Corée du Sud et l’Allemagne

Le Maroc étudie l’acquisition de deux à trois sous-marins destinés à équiper sa Marine royale. Selon des sources concordantes, le programme placerait en compétition la France, la Corée du Sud et l’Allemagne, tandis que l’Espagne se serait retirée du processus, d’après les mêmes éléments. Les discussions auraient été engagées à partir de septembre 2025.

Un programme naval encore en phase exploratoire

Les analyses publiées en Corée du Sud estiment que le Maroc pourrait viser des sous-marins de 1500 à 2000 tonnes. Ces projections reposent sur des modèles d’exportation susceptibles de répondre aux besoins de surveillance maritime du royaume.

D’autres sources évoquent une première flotte sous-marine limitée, conçue pour renforcer la capacité de dissuasion navale et sécuriser les zones maritimes stratégiques. Parmi les zones citées figurent le détroit de Gibraltar ainsi que les routes commerciales reliant l’Atlantique et la Méditerranée.

Aucune autorité marocaine n’a confirmé publiquement ces paramètres techniques. Les données disponibles relèvent principalement d’analyses industrielles et de projections de marché de défense.

Une concurrence internationale entre trois industriels majeurs

La compétition oppose trois acteurs majeurs de l’industrie navale militaire : Naval Group en France, ThyssenKrupp Marine Systems en Allemagne et les chantiers sud-coréens spécialisés dans les sous-marins d’exportation. Selon les informations disponibles dans la presse spécialisée, chaque pays met en avant des capacités différentes, allant de la discrétion acoustique aux coûts de maintenance, en passant par les transferts de technologie.

Le Maroc poursuit parallèlement une diversification de ses partenaires militaires, avec des coopérations déjà engagées avec plusieurs pays, notamment dans les domaines des drones, des systèmes de défense aérienne et des équipements terrestres. Cette orientation s’accompagne d’un recours accru aux technologies étrangères et à des partenariats industriels.Le programme sous-marin reste toutefois à un stade d’étude et de négociation, sans décision finale annoncée sur le choix du fournisseur ni sur le calendrier de livraison. Les prochaines étapes dépendront de la finalisation des discussions techniques et financières entre Rabat et les industriels concernés.

Laisser un commentaire