Le commissariat frontalier de la Police républicaine de Malanville a intercepté, jeudi 25 juin 2026, dix mineurs béninois qui tentaient de rejoindre Gaya, au Niger, en compagnie d’un adulte. Le convoyeur présumé a été arrêté et une enquête a été ouverte sous l’autorité du procureur de la République afin de faire la lumière sur les circonstances de ce déplacement.
Selon la Police républicaine, les enfants, âgés de 6 à 15 ans et majoritairement scolarisés, ont été interceptés au niveau du fleuve Niger. Aucun d’eux ne disposait d’une autorisation parentale pour quitter le territoire. (📲 Rejoignez dès maintenant la communauté de La Nouvelle Tribune sur WhatsApp ! 👉 Cliquez ici pour vous abonner : https://whatsapp.com/channel/0029VaCgIOFL2ATyQ6GSS91x)
Les premières investigations indiquent que le groupe était conduit par un cultivateur de nationalité étrangère. D’après les informations communiquées par la Police républicaine, cet homme se serait rendu à Banikoara pour recruter des enfants destinés à travailler dans des exploitations agricoles de l’autre côté de la frontière.
Les déclarations des mineurs contredisent la version du convoyeur
Lors de son audition, le suspect a affirmé aux policiers que les enfants partaient simplement passer les vacances scolaires à Gaya. Cette explication n’a toutefois pas été corroborée par les mineurs.
Selon leurs déclarations recueillies par les enquêteurs, leur destination était liée à des travaux champêtres. Cette divergence a conduit les services de police à poursuivre les investigations afin de déterminer les conditions exactes de leur recrutement et les éventuelles responsabilités d’autres personnes impliquées dans cette affaire.
Après avoir été informé des faits, le procureur de la République a ordonné la poursuite de la procédure. Le suspect a été placé à la disposition du commissariat d’arrondissement de Malanville pour les besoins de l’enquête. Les dix enfants ont été confiés au Guichet unique de protection sociale (GUPS) de Malanville, qui assure leur prise en charge en attendant les suites de la procédure et les démarches visant à les réunir avec leurs familles.
Une nouvelle interception après l’affaire des 17 mineurs en route vers la Côte d’Ivoire
Cette intervention survient moins d’un mois après une autre opération menée contre un déplacement irrégulier de mineurs. Le 28 mai 2026, les autorités béninoises avaient intercepté dix-sept enfants à bord d’un bus de transport en commun au poste frontalier de Hounsahoué, dans la commune d’Aplahoué, alors qu’ils se dirigeaient vers la Côte d’Ivoire.
Selon les informations rendues publiques par le préfet du Couffo, ces mineurs, âgés de 12 à 17 ans et originaires de plusieurs départements du Bénin, avaient été pris en charge par la Police républicaine avec l’appui du Guichet unique de protection sociale, de la Direction départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Couffo ainsi que du procureur de la République près le Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué.
Au Bénin, la lutte contre la traite des personnes et le trafic de mineurs est encadrée par le Code de l’enfant ainsi que par la loi relative à la prévention et à la répression de la traite des personnes. Les investigations ouvertes à Malanville devront désormais établir les responsabilités dans cette nouvelle affaire et déterminer si le convoyeur agissait seul ou dans le cadre d’un réseau organisé.



