Trump annonce la démission de Starmer, avant même que celui-ci ne s'exprime

Le président américain Donald Trump a affirmé, dans un message publié sur sa plateforme Truth Social dimanche, que le Premier ministre britannique Keir Starmer allait quitter ses fonctions. L’annonce intervient alors que Starmer lui-même n’avait fait aucune déclaration publique sur son avenir politique, se contentant ce même jour d’un message dédié à la fête des Pères sur le réseau social X.

Une annonce venue de Washington avant Londres

Dans son message, Trump a écrit que Starmer démissionnerait de son poste de Premier ministre du Royaume-Uni, estimant qu’il avait échoué sur deux sujets selon lui déterminants, l’immigration et l’énergie, et appelant notamment à la réouverture de l’exploitation pétrolière en mer du Nord. Le président américain a conclu son message en disant souhaiter bonne chance à son homologue britannique.

Selon le quotidien The Observer, Starmer se préparerait effectivement à organiser une sortie ordonnée de Downing Street, avec un calendrier de départ qui pourrait être annoncé dès lundi. D’après ce même journal, le Premier ministre aurait consulté des membres du Cabinet, des responsables syndicaux et des donateurs du parti avant d’envisager cette décision, qu’il devrait évoquer avec son épouse à Chequers, la résidence officielle où il a passé le week-end en famille.

Aucune confirmation officielle n’avait toutefois été apportée par Starmer ou par Downing Street au moment de la publication du message de Trump. Le ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, interrogé par la BBC, a qualifié les informations sur une démission imminente de simples spéculations.

Une pression interne alimentée par une défaite électorale

La position de Starmer s’est fragilisée depuis la victoire d’Andy Burnham lors d’une élection partielle, qui lui permettra de siéger à la Chambre des communes dès lundi. Cette victoire a renforcé les appels de plusieurs élus et figures du Parti travailliste à un départ du Premier ministre, après une série de revers électoraux locaux en mai, marqués par des pertes de voix au profit du Reform UK de Nigel Farage et du Parti Vert de Zack Polanski.

Selon le Telegraph, des mouvements significatifs auraient été observés parmi les ministres du Cabinet depuis ce résultat. Starmer avait pourtant affirmé publiquement son intention de se maintenir, déclarant qu’il se présenterait et resterait en poste en cas de contestation interne de son leadership. Un responsable travailliste cité par le journal a toutefois estimé que le Premier ministre ne disposait plus que d’un cercle restreint de soutiens, principalement des proches personnels.

Si un départ de Starmer se confirmait, il deviendrait le sixième Premier ministre britannique à quitter ses fonctions en dix ans, un rythme de renouvellement inhabituel pour le Royaume-Uni. Burnham, maire de la région du Grand Manchester, est cité comme principal successeur potentiel, sans qu’un processus de contestation interne ne soit à ce stade exclu, les règles du Parti travailliste prévoyant généralement l’organisation d’un scrutin formel pour désigner un nouveau chef de parti.

Une déclaration de Starmer sur son avenir à la tête du gouvernement britannique est attendue dès lundi, jour de l’entrée en fonction de Burnham à la Chambre des communes.

Laisser un commentaire