La production des futures lunettes connectées d’Apple débuterait en décembre 2026, avec une commercialisation envisagée pour 2027. Selon l’analyste Ming-Chi Kuo, cette première version renoncerait à l’écran, au LiDAR et aux capteurs 3D pour privilégier la durée de la batterie.
Une approche allégée face aux Ray-Ban Meta
À l’inverse des Ray-Ban Meta, réputées pour leur enregistrement audio et vidéo poussé, Apple viserait un appareil dépouillé en électronique embarquée, mais tenant plus longtemps sur une charge. Le pari serait celui de la sobriété matérielle : pas de projection d’image, pas de scan 3D de l’environnement. Les lunettes garderaient malgré tout une caméra, un micro et des haut-parleurs, ainsi qu’une IA capable d’observer les alentours du porteur et de dialoguer via Siri.
Le choix des matériaux confirmerait cette logique : des montures en acétate végétal seraient à l’essai, plus souples que le plastique habituel. L’appareil resterait pensé pour dialoguer avec l’iPhone, l’Apple Watch et le Vision Pro, plutôt que fonctionner de façon autonome.
Deux projets déjà enterrés, un calendrier sous pression
Ce virage vers la sobriété succède à deux abandons : le casque Vision Air, écarté à l’automne 2025, puis un modèle de lunettes pensé pour le Mac, abandonné au tout début de l’année 2026. Kuo lui-même reconnaît que sa feuille de route de juin 2025 ne correspond plus à la réalité du projet.
Ce retard profite directement aux rivaux. Samsung et Meta s’apprêteraient à sortir leurs propres modèles compatibles iPhone dès la rentrée 2026, plusieurs mois avant l’arrivée supposée du produit d’Apple. Les propriétaires d’iPhone pourraient donc tester traduction en direct, prise de vue mains libres ou assistant vocal sans attendre Cupertino.
Une deuxième génération, cette fois dotée de vrais guides d’ondes optiques pour afficher des contenus numériques sur des verres transparents, ne serait pas prévue avant 2029.
Un marché comparé à celui de l’Apple Watch à ses débuts
Certains cabinets d’analyse évoquent un potentiel de 10 à 15 millions de lunettes IA vendues chaque année d’ici 2028, tous fabricants confondus. Un ordre de grandeur qui rappelle les débuts de l’Apple Watch : lors de sa première année de commercialisation en 2015, l’appareil s’était écoulé à environ 12 millions d’exemplaires selon les estimations du cabinet Canalys, un volume alors supérieur à celui de l’iPhone durant sa propre première année de vente.
Apple n’a fait, à ce stade, aucune annonce officielle sur les caractéristiques définitives de ses lunettes. Les éléments disponibles proviennent d’analystes et de sources proches du dossier, non confirmés par l’entreprise.


