Avant Ankara, Trump veut faire payer l'Otan pour son absence en Iran

La fracture entre Donald Trump et plusieurs membres de l’Otan se creuse. Vendredi 3 juillet, à quelques jours du sommet de l’Alliance prévu à Ankara, le président des États-Unis a déclaré sur Truth Social que les alliés européens n’avaient pas été aux côtés de Washington pendant la guerre contre l’Iran, tout en dénonçant une relation « à sens unique ».

Dans un message publié vendredi 3 juillet sur Truth Social, Donald Trump a estimé que la relation entre les États-Unis et l’Otan était devenue « ridicule » et « à sens unique ». Le président américain a accompagné son message d’un tableau comparant les budgets de défense des principaux pays membres, mettant en avant le poids financier de Washington au sein de l’Alliance.

Le conflit avec l’Iran ravive les critiques de Trump

Au-delà de la question budgétaire, le chef de la Maison-Blanche reproche aux alliés européens de ne pas avoir soutenu les États-Unis durant la guerre contre l’Iran. « Ils n’étaient pas là pour nous », a-t-il écrit, laissant entendre que cette attitude remet en cause l’équilibre des engagements entre partenaires de l’Alliance.

Cette sortie intervient alors que les membres de l’Otan poursuivent leurs discussions sur le renforcement de leurs capacités militaires. Lors du sommet de La Haye, en 2025, les 32 États membres ont adopté un objectif consistant à porter leurs dépenses consacrées à la défense et à la sécurité à 5 % du PIB d’ici 2035, une évolution largement encouragée par Washington.

Un reproche déjà exprimé avant cette nouvelle attaque

Les critiques de Donald Trump ne datent pas de cette publication. Le 24 juin, lors d’un échange avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, le président américain avait déjà fait part de sa déception face au manque de soutien de plusieurs alliés pendant le conflit avec l’Iran. Il estimait que les partenaires européens n’avaient pas répondu aux attentes des États-Unis dans une période de forte tension.

Depuis plusieurs semaines, Donald Trump multiplie les déclarations visant les membres de l’Alliance, tout en insistant sur la nécessité de rééquilibrer les responsabilités financières et militaires entre les alliés.

Le sommet d’Ankara sous le signe des tensions

Les déclarations du président américain interviennent à l’approche du sommet de l’Otan, programmé les 7 et 8 juillet à Ankara. Donald Trump a lui-même indiqué qu’il avait accepté de participer à cette réunion en raison de son organisation en Turquie, pays dirigé par Recep Tayyip Erdogan, avec lequel il entretient des relations de longue date.

Le président américain avait affirmé quelques jours auparavant qu’il ne se serait probablement pas déplacé si la rencontre s’était tenue dans un autre pays. Ces propos s’ajoutent aux critiques qu’il a récemment adressées à plusieurs dirigeants européens, dont la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni.

Le rendez-vous d’Ankara devrait permettre aux dirigeants des 32 pays membres de débattre des engagements de défense, du financement de l’Alliance et des conséquences stratégiques de la guerre contre l’Iran, dans un climat marqué par les nouvelles critiques de Donald Trump.

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