Un nouveau cap est franchi dans la mise en place des autorités locales. La Commission électorale nationale autonome (Céna) a arrêté la liste des villages et quartiers de ville où l’Union progressiste Le Renouveau (UP Le Renouveau) et le Bloc républicain (BR) sont habilités à désigner les chefs de village ou de quartier de ville, sur la base des résultats des élections communales de 2026.
La décision, adoptée à l’issue de la séance du Conseil électoral du 8 juillet 2026, précise également qu’une localité reste provisoirement en attente d’attribution. Cette décision s’appuie sur les dispositions de l’article 201 du Code électoral et tient compte d’un arrêt rendu le 19 février 2026 par la Cour suprême, qui a modifié certains résultats dans la commune d’Aplahoué.
La répartition des localités est désormais arrêtée
Par cette décision, la Céna officialise la liste nationale des villages et quartiers de ville attribués aux deux formations politiques concernées. Les annexes jointes au texte répartissent, selon les départements, communes, arrondissements et localités, les zones où chaque parti pourra exercer son droit de désignation.
L’UP Le Renouveau est autorisée à proposer les chefs de village ou de quartier de ville dans les localités figurant à l’annexe I de la décision. Le Bloc républicain bénéficie du même droit dans les localités recensées à l’annexe II.
Cette étape intervient après la consolidation des résultats des élections communales de 2026, qui servent de base légale pour déterminer le parti majoritaire dans chaque village ou quartier de ville. Le mécanisme est prévu par le Code électoral, qui confie au parti arrivé en tête dans une localité le droit de désigner le chef de village ou de quartier de ville, avant la nomination par l’autorité compétente.
Agbotavou reste en attente d’une décision complémentaire
Une exception figure toutefois dans le document adopté par la Céna. Le droit de désignation du chef de village demeure suspendu dans la localité d’Agbotavou, située dans l’arrondissement d’Atomey, commune d’Aplahoué.
Cette situation découle de l’arrêt n°97 rendu le 19 février 2026 par la Cour suprême, qui a réhabilité dix-sept bulletins de vote initialement déclarés nuls lors du contentieux des élections communales. Parmi ces suffrages, onze reviennent à l’UP Le Renouveau et six au BR.
La Commission explique qu’elle ne peut pas, à ce stade, identifier avec précision l’incidence géographique de ces bulletins sur les différents postes de vote. Cette impossibilité empêche de déterminer quel parti est effectivement majoritaire dans cette localité.
La décision sera notifiée avant sa publication officielle
Le texte prévoit que la décision sera transmise à l’Union progressiste Le Renouveau et au Bloc républicain. Elle sera également communiquée au ministre chargé de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, ainsi qu’aux préfets des départements concernés.
La publication au Journal officiel est également prévue afin de lui conférer sa pleine portée administrative. La situation d’Agbotavou fera, quant à elle, l’objet d’une décision modificative de la Céna lorsque la répartition exacte des dix-sept bulletins réhabilités par la Cour suprême aura été établie, permettant de déterminer définitivement le parti habilité à désigner le chef de village de cette localité.
c’est quand ?