Deux tiktokeuses et plusieurs personnes qui participaient à leurs directs ont été interpellées par le Centre national d’investigations numériques (CNIN) au Bénin pour des faits liés à des exhibitions sexuelles diffusées sur TikTok. L’opération a également permis aux enquêteurs de relever des éléments susceptibles de concerner d’autres infractions numériques, selon des informations rapportées par Mme Actu.
Des directs à caractère sexuel
L’affaire concerne deux créatrices de contenus qui auraient utilisé des sessions en direct sur TikTok pour diffuser des séquences à caractère sexuel. L’une d’elles se serait dénudée pendant un live tandis que l’autre aurait tenu des propos considérés comme obscènes et vulgaires.
Plusieurs internautes présents lors de ces sessions auraient également été identifiés. Leur rôle ne se serait pas limité au visionnage des directs : certains auraient participé ou encouragé les comportements dénoncés par les enquêteurs. Les personnes impliquées ont été arrêtées à la suite de ces faits.
Les téléphones saisis examinés par les enquêteurs
L’enquête ne se serait pas limitée aux faits observés pendant les directs. On retient que, l’exploitation des téléphones saisis lors des interpellations aurait permis de découvrir des indices relatifs à d’autres activités susceptibles de relever de la cybercriminalité.
La nature précise de ces infractions supplémentaires ni le nombre exact de personnes concernées par chacune d’elles n’a toutefois pas été détaillée. Les qualifications judiciaires définitives devront donc être établies au terme de la procédure.
Le cadre numérique béninois encadre les contenus illicites
Le Bénin dispose depuis 2018 d’un Code du numérique destiné à encadrer l’utilisation des technologies et à protéger les droits des personnes dans l’espace numérique. Le Parlement rappelle que ce cadre juridique fixe aussi des limites à certains contenus illégaux diffusés en ligne. Le CNIN dispose de son côté d’un dispositif permettant aux usagers de signaler des faits relevant de son champ d’intervention.
Cette nouvelle opération intervient alors que les enquêtes liées aux usages délictueux des réseaux sociaux donnent régulièrement lieu à des procédures judiciaires au Bénin. En juin 2026, une affaire de sextorsion examinée par la CRIET avait également conduit les enquêteurs à exploiter le téléphone d’un prévenu après le traçage des comptes utilisés pour diffuser des vidéos intimes.



