Une étape attendue depuis plusieurs mois vient d’être franchie dans le dossier de Florence Kingbo. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné, ce mardi 7 juillet 2026, le dossier de la jeune tiktokeuse et a décidé de le renvoyer au 13 octobre prochain, après la réalisation de l’expertise psychiatrique ordonnée par la juridiction. L’information a été rapportée par Libre Express, présent à l’audience.
Présentée devant la chambre correctionnelle après son extraction de prison, Florence Kingbo est apparue dans une tenue soignée, vêtue d’une robe recouverte du gilet de la prison civile. Contrairement à sa première comparution, la prévenue est restée silencieuse tout au long des débats (📲 Rejoignez dès maintenant 👉 la communauté de La Nouvelle Tribune sur WhatsApp !).
Selon Libre Express, cette attitude tranche avec celle observée lors de l’audience de février 2026, où la jeune femme avait multiplié les échanges tendus avec la présidente de la Cour et la représentante du ministère public. Son avocat, Me Aboubacar Baparapé, a indiqué que l’expertise psychiatrique demandée par la juridiction avait finalement pu être réalisée après le transfert de sa cliente au Centre psychiatrique de Jacquot. Il a également salué les démarches entreprises par le parquet spécial ayant permis aussi bien cet examen que l’extraction de la prévenue pour l’audience. À l’issue des observations de la défense, la présidente de la chambre correctionnelle a fixé la prochaine audience au 13 octobre 2026, le temps que le rapport du médecin psychiatre soit versé au dossier.
Une expertise longtemps retardée
Cette décision intervient après plusieurs mois de reports. Le 24 mars 2026, la CRIET avait ordonné une expertise psychiatrique afin d’évaluer l’état mental de Florence Kingbo. Le rapport était initialement attendu avant la fin du mois de mai.
Lors de l’audience du 2 juin, la juridiction avait toutefois constaté que cette mesure n’avait pas été exécutée. L’absence de la prévenue à l’audience avait alors conduit son conseil à expliquer que l’administration pénitentiaire n’avait pas pu procéder à son extraction vers le centre spécialisé. « J’ai fait toutes les diligences sans succès », avait déclaré Me Aboubacar Baparapé.
La Cour avait alors accordé un nouveau délai afin de permettre la réalisation de l’examen médical. Selon les informations rapportées ce mardi par Libre Express, cette formalité est désormais accomplie. Les magistrats attendent désormais les conclusions de l’expert psychiatre avant de poursuivre l’examen du fond de l’affaire.
Des poursuites liées à une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux
Âgée de 21 ans, Florence Kingbo est placée sous mandat de dépôt depuis le 18 décembre 2025. Le parquet spécial près la CRIET la poursuit pour harcèlement par le biais d’un système électronique, atteinte à la vie privée, incitation à la haine et à la violence ainsi qu’incitation à la rébellion.
Les poursuites trouvent leur origine dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. La jeune femme y tenait des propos visant notamment l’ancien président Patrice Talon, son épouse Claudine Talon et leur fils.
Lors de sa première comparution, le 3 février 2026, Florence Kingbo avait reconnu les faits qui lui étaient reprochés, tandis que son avocat soutenait une thèse d’irresponsabilité pénale fondée sur de possibles troubles mentaux. La prévenue avait, pour sa part, rejeté cette analyse devant la juridiction.
Le prochain rendez-vous judiciaire est désormais fixé au 13 octobre 2026, date à laquelle la CRIET devrait prendre connaissance des conclusions de l’expertise psychiatrique avant la poursuite de la procédure.
