Bénin : Plusieurs mois après l'incendie d'Akpakpa, deux Indo-Pakistanais devant la justice

Le Tribunal de première instance de Cotonou a examiné, mercredi 15 juillet 2026, le dossier de l’incendie meurtrier survenu en janvier 2025 à Ayélawadjè, dans le quartier Akpakpa. Deux ressortissants indo-pakistanais, poursuivis pour homicide involontaire, ont comparu sous contrôle judiciaire, selon Bip Radio.

Cette audience marque une nouvelle étape dans une affaire qui avait profondément marqué l’opinion publique. Le sinistre, survenu le 11 janvier 2025 dans le troisième arrondissement de Cotonou, avait fait neuf morts et plusieurs blessés, tandis que plus de 150 victimes, en majorité des enfants, avaient été prises en charge par l’État.

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Des produits chimiques à l’origine du drame

Selon les éléments présentés devant le tribunal, les deux prévenus occupaient un bâtiment loué à Ayélawadjè. Le propriétaire des lieux aurait indiqué qu’ils avaient déclaré vouloir y stocker des boissons. Les investigations ont cependant conclu que l’entrepôt renfermait des substances chimiques.

D’après les résultats de l’enquête, un court-circuit serait survenu dans le magasin avant de provoquer l’incendie. Les flammes se sont ensuite propagées rapidement aux habitations voisines, entraînant un lourd bilan humain. Les deux hommes répondent des faits d’homicide involontaire. À ce stade de la procédure, la juridiction n’a pas encore rendu sa décision sur le fond du dossier.

Une enquête marquée par plusieurs interpellations

Quelques jours après le drame, les enquêteurs avaient intensifié leurs recherches pour identifier les responsables du stockage des produits. Le 16 janvier 2025, un ressortissant pakistanais avait été interpellé dans un hôtel de Cotonou, rapportait Le Matinal. Il était soupçonné d’être lié aux produits chimiques retrouvés dans l’entrepôt.

Selon les informations relayées à l’époque, cet homme était présenté comme le locataire du magasin où étaient entreposées les substances dangereuses. Il avait disparu après l’incendie avant d’être retrouvé par la Police républicaine. Au lendemain de l’incendie, l’ancien ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, avait annoncé que du sulfate d’aluminium figurait parmi les produits stockés dans le bâtiment sinistré. Les autorités avaient également confirmé la prise en charge médicale gratuite des victimes. L’audience du 15 juillet 2026 ouvre désormais la phase judiciaire de ce dossier, plus d’un an après l’incendie qui avait endeuillé le quartier d’Akpakpa et suscité une vive émotion dans tout le pays.

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