Vingt-et-un individus ont été interpellés mercredi 12 août 2026 dans un ghetto du quartier Missèkplé, à Cotonou, lors d’une opération conjointe de plusieurs commissariats. Trois femmes figurent parmi les personnes arrêtées, selon la Police républicaine.
L’intervention s’est déroulée derrière l’église catholique de Sainte-Rita, dans le 10ᵉ arrondissement. Des agents des commissariats des 6ᵉ, 7ᵉ, 8ᵉ, 10ᵉ et 11ᵉ arrondissements ont participé à cette descente destinée à interpeller les personnes présentes sur les lieux.
Plus de 400 boulettes saisies
La perquisition effectuée dans le ghetto a permis de retrouver 423 boulettes de chanvre indien. Les policiers ont également découvert un sachet contenant la même substance ainsi que des produits médicamenteux présentés comme falsifiés, toxiques ou corrompus, selon le compte rendu de la Police républicaine.
Les personnes interpellées ont été identifiées après leur découverte sur le site. La Police républicaine indique que cette opération relève d’une action coordonnée entre plusieurs unités de Cotonou pour lutter contre les réseaux liés aux produits psychotropes et aux stupéfiants.
Cette intervention intervient alors que le quartier Missèkplé avait déjà fait l’objet d’une opération similaire. Le 13 juillet 2025, une descente du commissariat du 10ᵉ arrondissement, appuyée par les 8ᵉ et 9ᵉ arrondissements, avait conduit à l’interpellation de 23 suspects, dont trois femmes, dans un ghetto du même quartier. Des produits psychotropes et du chanvre indien avaient alors été saisis.
Une nouvelle opération coordonnée à Cotonou
La Police républicaine multiplie depuis plusieurs mois les opérations conjointes contre les lieux identifiés comme des points de consommation ou de trafic de produits psychotropes à Cotonou. En mai 2025, une intervention menée dans deux ghettos du quartier Midédji, dans le 10ᵉ arrondissement, avait abouti à l’interpellation de 25 personnes.
Le dispositif mobilisé mercredi réunissait cette fois cinq commissariats. Selon la Police républicaine, cette coordination doit permettre aux unités territoriales de mutualiser leurs moyens lors des opérations ciblant les réseaux criminels et les lieux de consommation de stupéfiants. Les 21 personnes interpellées ainsi que les produits saisis devront faire l’objet des suites prévues par la procédure, sous l’autorité des services compétents.



