Après des mois de blocage nés du contentieux électoral post-communales, les sensibilités de l’UP Le Renouveau et du Bloc Républicain scellent l’union sacrée autour du développement. Georges Ekpè a été officiellement installé comme deuxième adjoint au maire, comblant ainsi le vide au sein de l’Exécutif de cette commune du Couffo.
Après de longs mois d’incertitude, d’âpres tractations et de vives tensions politiques, la commune de Lalo tient enfin son deuxième adjoint au maire. Ce lundi 6 juillet 2026, le conseiller communal Georges Ekpè, figure emblématique du parti Bloc Républicain (BR), a été officiellement installé dans ses nouvelles fonctions. C’est le préfet du département du Couffo, Rufino d’Almeida, qui a personnellement présidé cette cérémonie protocolaire hautement stratégique (📲 Rejoignez dès maintenant 👉 la communauté de La Nouvelle Tribune sur WhatsApp !).
L’événement s’est déroulé dans la salle des délibérations de l’hôtel de ville, en présence d’un parterre impressionnant d’autorités locales. On notait la participation très remarquée de la maire de Lalo, Pélagie Gowui, du premier adjoint au maire Denis Aballo, ainsi que de la quasi-totalité des conseillers communaux. Cette installation officielle vient clore une période de vacance prolongée au sein de l’administration municipale. Désormais, l’exécutif de la commune de Lalo affiche complet, et laisse place à une nouvelle ère de gouvernance concertée pour la localité.
Pour comprendre la portée de cette installation, il convient de rappeler les soubresauts électoraux qui ont secoué la commune en début d’année. À l’issue des élections communales de janvier 2026, Georges Ekpè avait initialement été désigné maire de Lalo, porté par la majorité alors obtenue par le Bloc Républicain. Cependant, cet exécutif n’aura été qu’éphémère. Un contentieux électoral, porté devant la Cour suprême, a bouleversé l’échiquier politique local en faisant basculer la majorité absolue dans le camp adverse de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R).
Appliquant cette nouvelle donne juridique, le parti présidé par Joseph Djogbénou avait alors désigné Pélagie Gowui pour assumer les fonctions de maire. Une transition brutale qui avait provoqué la colère des conseillers du Bloc Républicain, lesquels avaient vigoureusement protesté et boycotté les cérémonies d’installation de la nouvelle équipe. Le climat politique s’était alors fortement détérioré, paralysant partiellement la synergie du conseil municipal.
L’installation de Georges Ekpè au poste de deuxième adjoint au maire prouve que l’eau a désormais coulé sous les ponts. Les deux blocs politiques rivaux ont fait le choix pragmatique de la cohésion. Saisissant cette occasion solennelle, la mairesse Pélagie Gowui a lancé un vibrant appel à l’unité d’action, « au-delà des sensibilités politiques et des intérêts personnels, notre responsabilité absolue est de servir la population de la commune de Lalo. C’est dans cet esprit qu’immédiatement après la cérémonie, j’ai tenu à avoir un entretien fraternel, exclusivement axé sur les questions urgentes de développement de notre commune, avec mes deux adjoints au maire. »
La première autorité communale a insisté sur le fait que le développement de Lalo devait rester l’unique boussole de leur engagement collectif. « Les défis auxquels nous faisons face au quotidien sont nombreux et complexes, mais ils ne pourront être relevés que dans le dialogue permanent, la cohésion républicaine et le sens aigu de l’intérêt général », a-t-elle ajouté. Avec un exécutif désormais ressoudé et pleinement légitime, les populations de Lalo peuvent espérer la mise en œuvre rapide des chantiers économiques et sociaux attendus.
