L’Afrique du Sud a désigné son candidat pour la présidence de la FIFA. Le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, a apporté son soutien à Patrice Motsepe pour succéder à Gianni Infantino à la tête de la FIFA, une fois le mandat de ce dernier arrivé à son terme.
Un soutien affiché avant même la réélection d’Infantino
Selon les propos tenus par McKenzie à City AM le 16 juillet, le patron de la Confédération africaine de football (CAF) est « bien considéré » et a « changé le visage du football africain ». Le ministre a précisé que ce soutien ne s’activerait qu’une fois le mandat en cours d’Infantino achevé, actant ainsi implicitement l’attente d’une nouvelle réélection de ce dernier l’an prochain, cette fois sans concurrent déclaré.
McKenzie a insisté sur le bilan de Motsepe à la tête de la CAF, évoquant un travail « jamais réalisé » auparavant sur le plan du professionnalisme et de la lutte contre la corruption. Il a également souligné les performances des sélections africaines lors des dernières phases finales de Coupe du monde, avec un taux de qualification pour les huitièmes de finale jugé particulièrement élevé.
Le mandat d’Infantino s’étire jusqu’en 2031
Le mandat actuel d’Infantino à la présidence de la FIFA doit théoriquement s’achever en 2027. Mais le dirigeant italo-suisse a d’ores et déjà ouvert la voie à un mandat supplémentaire, en faisant valoir que ses trois premières années à la tête de l’organisation, entre 2016 et 2019, ne constituaient pas un mandat complet au regard des statuts de la FIFA. Cette interprétation lui permettrait de briguer un nouveau mandat en 2027, qui le maintiendrait en fonction jusqu’en 2031.
C’est précisément à l’issue de cette période que l’Afrique du Sud entend voir Motsepe reprendre le flambeau. Homme d’affaires à la tête d’un empire minier, Motsepe est considéré depuis plusieurs années comme l’une des plus grandes fortunes du continent africain. Il préside la CAF depuis mars 2021, année où il avait lui-même été élu sans opposition après le retrait de ses principaux rivaux.
Une candidature encore informelle
Aucune annonce officielle de candidature n’a été formulée par Motsepe ou par la CAF à ce stade. La déclaration de McKenzie reflète une position politique sud-africaine plutôt qu’une démarche engagée au niveau des instances continentales du football. Le ministre a toutefois affirmé ne pas anticiper d’opposition majeure à cette candidature au sein des 54 fédérations africaines, laissant entendre qu’un consensus régional pourrait se dessiner avant même l’ouverture formelle de la course à la succession.
La FIFA compte 211 fédérations membres, réparties en six confédérations continentales. L’Afrique, avec 54 voix, constitue le bloc électoral le plus important du congrès de l’organisation, un poids qui pourrait s’avérer déterminant lors d’une future élection présidentielle.
