Une femme de 25 ans est décédée lundi 27 juillet dans un salon d’esthétique à Nice, dans les Alpes-Maritimes. Le parquet a ouvert une enquête et trois personnes étaient toujours en garde à vue mardi, selon des informations confirmées au Parisien après les premières révélations de Nice-Matin.
D’après les premiers éléments de l’enquête, les secours sont intervenus en milieu d’après-midi après le malaise de la jeune cliente, qui se trouvait dans l’établissement pour une prestation esthétique. Malgré l’intervention des pompiers, elle n’a pas pu être sauvée.
Une enquête ouverte sur plusieurs qualifications pénales
Les circonstances précises du décès restent à établir. Le parquet de Nice a indiqué avoir ouvert une enquête pour « exercice illégal de la médecine », « homicide involontaire » et « administration de substances nuisibles ».
Toujours selon le parquet, deux femmes, nées en 1998 et 1990, ainsi qu’un homme ont été placés en garde à vue afin de permettre aux enquêteurs de déterminer le déroulement exact des faits et les responsabilités éventuelles. À ce stade, les autorités n’ont pas précisé la nature de la prestation réalisée avant le malaise de la victime.
Le salon concerné se présente sur son site internet comme un cabinet d’esthétique proposant différents services de beauté, parmi lesquels des soins des ongles, des prestations capillaires ainsi que des soins dédiés aux cils.
Une réglementation stricte pour certains actes esthétiques
Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités sanitaires rappellent régulièrement que certaines interventions à visée esthétique ne relèvent pas des prestations classiques des instituts de beauté.
L’Agence régionale de santé (ARS) rappelle que des actes invasifs comme les injections d’acide hyaluronique ou de toxine botulique appartiennent exclusivement au domaine médical et ne peuvent pas être pratiqués librement par des professionnels de l’esthétique. Ces règles visent à limiter les risques pour les patients et à encadrer les pratiques susceptibles de relever de l’exercice illégal de la médecine.
En 2026, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a d’ailleurs publié un guide destiné aux professionnels du secteur afin de rappeler le cadre juridique applicable et les limites entre les soins esthétiques autorisés et les actes réservés aux professionnels de santé. L’objectif affiché est de prévenir les situations pouvant conduire à des poursuites pour exercice illégal de la médecine.
Les investigations se poursuivent
Les investigations doivent désormais déterminer les causes exactes du décès de la jeune femme. Les résultats des examens médicaux et des expertises attendus par les enquêteurs devraient permettre d’établir si le décès est directement lié à la prestation réalisée ou à un autre facteur.
À ce stade, aucune mise en examen n’a été annoncée. Les personnes placées en garde à vue bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’une décision de justice définitive n’est pas intervenue.



