Guerre en Iran : le Pentagone avoue près de 100 militaires blessés depuis le 7 juillet

Une centaine de soldats américains porteraient une blessure liée aux frappes iraniennes de ces deux dernières semaines. C’est ce qu’a communiqué lundi le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, dans un message publié sur X, précisant que 96% des militaires concernés ont déjà repris leur service.

Une déclaration publiée après un article du New York Times

Le message de Parnell intervient après une enquête du New York Times accusant le département de la Guerre d’avoir dissimulé au public des dizaines de blessures subies par des militaires américains. Le porte-parole a fermement rejeté ces accusations, les qualifiant de « mensonges purs venant de partisans acharnés« . Il a également affirmé que l’essentiel des blessures recensées correspondait à « de légères commotions cérébrales ».

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De son côté, CNN a documenté ce même lundi que l’armée américaine tardait à publier ses bilans de blessés depuis le début du conflit, les autorités justifiant ce délai par un impératif de protection des troupes déployées. Le site du Defense Casualty Analysis System, généralement utilisé pour recenser ces chiffres, accuserait un retard de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, par rapport aux événements réels.

Le conflit s’intensifie autour du détroit d’Ormuz

Cette annonce survient alors que les hostilités entre Washington et Téhéran ont repris de plus belle depuis l’effondrement d’un cessez-le-feu de plusieurs mois. L’armée américaine mène depuis plus d’une semaine des frappes nocturnes quasi quotidiennes contre des cibles iraniennes, avec pour objectif déclaré d’empêcher Téhéran de s’en prendre aux navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz. En représailles, l’Iran aurait frappé des installations américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.

Lundi, un navire touché dans le détroit aurait été abandonné par son équipage, réfugié dans un canot de sauvetage, selon l’autorité maritime britannique UKMTO. Les gardiens de la révolution iraniens ont pour leur part revendiqué avoir visé deux pétroliers jugés « non conformes » tentant de franchir la zone.

À titre de comparaison, ce conflit avait déjà fait état, en mars dernier, d’environ 140 blessés américains selon un précédent bilan du Pentagone, dont huit qualifiés de graves — un chiffre qui donne la mesure de l’escalade en cours quatre mois plus tard.

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