Une décennie de recul suivie d’un net redressement : c’est la trajectoire anti-corruption qu’a suivie l’Afrique entre 2016 et 2025, selon l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) 2026 de la Fondation Mo Ibrahim, publié le 11 juillet. Le Rwanda et les Seychelles arrivent en tête de ce classement africain, tandis que le Bénin occupe la 5ᵉ place.
Les Seychelles signent la progression la plus marquée du classement sur dix ans, avec un bond de 26,3 points et douze places gagnées, ce qui leur permet de rejoindre le Rwanda au sommet. L’Île Maurice occupe la troisième position avec 65,7 points, devant le Sénégal (64,0). Le podium africain reste ainsi concentré autour d’États insulaires et d’un noyau de pays d’Afrique de l’Est et de l’Ouest reconnus pour la solidité de leurs institutions.
Le Bénin s’installe durablement dans le top 5 continental
Derrière le Bénin, le Botswana complète le top 6 avec 57,8 points, suivi de la Namibie (57,6), du Cabo Verde (56,1) et de la Tunisie (55,9). Le Burkina Faso ferme la marche des dix premiers avec un score de 55,6, soit un écart de 21 points avec les deux pays de tête.
L’IIAG mesure la capacité des États à prévenir et sanctionner la corruption au sein des institutions publiques, en évaluant l’exécutif, le législatif, la justice, les marchés publics et les dispositifs anti-corruption. L’outil intègre également la corruption dans le secteur privé et les perceptions des citoyens, ce qui en fait l’un des baromètres de référence sur la gouvernance en Afrique depuis sa création par la Fondation Mo Ibrahim en 2007, un an après la mise en place de cette organisation par l’homme d’affaires britannico-soudanais Mo Ibrahim.
Un rebond continental qui reste fragile
À l’échelle du continent, le score moyen anti-corruption progresse de 38,6 en 2016 à 39,1 en 2025, une hausse de 0,5 point qui dissimulerait une trajectoire heurtée. La performance globale se serait dégradée entre 2016 et 2020, avant de repartir nettement à la hausse durant la seconde moitié de la décennie. Cette dynamique aurait conduit la Fondation Mo Ibrahim à qualifier la trajectoire africaine d’« Amélioration croissante ».
Pour la Fondation, la corruption demeurerait un frein majeur à la gouvernance et au développement du continent, les avancées enregistrées restant insuffisantes pour rétablir pleinement la confiance des populations envers leurs institutions publiques.
Prochaine étape le 31 octobre
Le rapport publié le 11 juillet ne constitue qu’un avant-goût thématique de l’édition 2026 de l’indice. L’ensemble des données de l’IIAG, couvrant l’intégralité des critères de gouvernance évalués pour les 54 pays africains, sera rendu public le 31 octobre prochain par la Fondation Mo Ibrahim.

le Bénin classé 5e pays africain en matière de lutte contre la corruption
Sans blague !.. Combien cette fondation IIGA a-t-elle reçu pour faire ce classement ?
« Combien cette fondation IIGA a-t-elle reçu pour faire ce classement ? »
Je ne sais pas mais merci de poser la question !
ON VIT DANS UN MONDE DE M** où tout s’achète