Des dizaines d’avions ravitailleurs américains supplémentaires arrivent en Israël dans les prochains jours. Cette annonce, révélée par le média américain Axios ce vendredi 17 juillet, portera le nombre total d’appareils au niveau observé au début de la guerre, selon trois responsables américains et israéliens cités par ce média.
Une semaine d’escalade militaire
Le conflit entre l’Iran et les États-Unis a repris début juillet, après l’effondrement du mémorandum d’accord conclu à Islamabad en juin. Depuis, les bombardements américains visent quotidiennement des cibles iraniennes autour du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran réplique contre des installations liées à Washington dans le Golfe. Des tirs ont ainsi touché des positions au Qatar et au Koweït, et des interceptions de missiles ont eu lieu au-dessus de la Jordanie et de Bahreïn. Un blocus naval américain visant les ports iraniens est par ailleurs entré en vigueur cette semaine, coupant une partie du trafic commercial transitant par Bandar Abbas.
Ben Gourion, plateforme logistique privilégiée
Les responsables israéliens interrogés par Axios précisent que l’armée américaine préfère opérer ses avions-citernes depuis l’aéroport de Ben Gourion, jugé plus sûr que d’autres bases régionales, davantage exposées aux frappes iraniennes. Les munitions, fournitures et renforts transitent quant à eux par Bandar Abbas vers d’autres secteurs du détroit, selon la même source. L’aéroport, qui accueille habituellement une soixantaine de vols commerciaux par heure aux heures de pointe estivales, a vu sa capacité civile fortement réduite ces derniers mois par la présence prolongée d’appareils militaires américains, une situation qui a suscité des tensions entre le ministère israélien des Transports et l’état-major américain sur place.
Des options d’escalade à l’étude
Trump n’aurait pas encore arrêté de décision finale, mais plusieurs options de frappes élargies seraient sur la table selon Axios : le bombardement de centrales électriques iraniennes, de nouvelles attaques contre les sites nucléaires pour enfouir davantage l’uranium enrichi, ainsi qu’un raid visant le site souterrain de Pickaxe Mountain, soupçonné d’abriter une installation en construction. L’objectif affiché serait de pousser le régime iranien à rouvrir le détroit d’Ormuz et à accepter les exigences américaines sur le dossier nucléaire. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti mardi que Téhéran ne devait « pas compter sur le calme » en cas d’attaque directe contre Israël, ajoutant que la riposte serait « un événement différent, bien plus puissant » qu’en 2025.
À titre de comparaison historique, un dispositif de ravitaillement aérien américain d’une telle ampleur en Israël n’avait plus été observé depuis la guerre du Golfe de 1991, lorsque Washington avait déployé des tankers KC-135 dans la région pour soutenir sa coalition contre l’Irak.
Les prochains jours seront déterminants : selon les responsables cités par Axios, un feu vert présidentiel à une offensive élargie pourrait intervenir rapidement, alors que le trafic pétrolier reste largement paralysé dans le Golfe.
