Deux projectiles restés dans son corps depuis 2013 ont été retirés à Martin Vioutou Assogba lors d’une opération réalisée fin juillet en Turquie. Le président de l’ONG Alcrer a annoncé cette intervention dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, après treize années marquées par les séquelles de l’attaque dont il avait été victime.
L’intervention a principalement concerné la région cervicale, selon le récit livré par Assogba. Le chirurgien turc l’aurait prévenu de la difficulté de l’opération en raison de la profondeur de l’un des projectiles. Les deux balles ont finalement été extraites.
Après l’intervention, l’intéressé a indiqué avoir quitté l’hôpital et poursuivre sa convalescence en Turquie. « Je me sens bien », a-t-il déclaré dans la vidéo, tout en précisant que son rétablissement nécessitera encore du temps. Il explique également avoir commencé à marcher avec moins de douleurs. Une période d’exercices d’environ deux mois serait prévue pour améliorer progressivement sa stabilité.
Selon son témoignage, l’accompagnement médical en Turquie a été facilité par le cabinet Envio Medical, spécialisé dans l’organisation de soins à l’étranger. Cette structure l’aurait orienté vers un établissement hospitalier et un neurochirurgien pour la prise en charge de son cas.
Une attaque survenue en décembre 2013
Le 9 décembre 2013, Martin Assogba avait été la cible de tirs à Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi, alors qu’il regagnait son domicile. Les premiers soins avaient été dispensés à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi avant son transfert au Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga de Cotonou. Des sources médicales rapportaient alors que plusieurs projectiles avaient été retirés, tandis que deux autres demeuraient dans son corps.
Une évacuation sanitaire vers la France avait ensuite été décidée. Les médecins français avaient jugé l’extraction des deux projectiles trop risquée en raison de leur localisation, selon des informations publiées à l’époque. Assogba était finalement revenu au Bénin en février 2014 avec les balles toujours présentes dans son corps.
Des séquelles évoquées par Assogba
Treize ans après l’agression, l’ancien militant de la société civile affirme avoir continué à souffrir de maux de tête et de vertiges. Il associe également à cette période l’apparition de problèmes de tension artérielle nécessitant, selon lui, un traitement quotidien.
La tentative d’assassinat avait suscité une enquête au Bénin. À l’époque, le procureur avait indiqué que 32 impacts de balles avaient été retrouvés sur le véhicule de la victime, selon un témoignage ultérieur d’Assogba. Le retrait des deux derniers projectiles marque donc une nouvelle étape médicale pour le président d’Alcrer, qui poursuit désormais sa récupération en Turquie.



Les KlébésdeYabo voulaient en finir avec lui, mais Dieu n’avait pas dit son dernier mot. Le Bénin politique est si létal, et si rempli de querelles et d’animausité pour qui veut s’accaparer des miettes du colon.