Cent millions d’euros seront injectés dans trois filières agricoles béninoises stratégiques. Cette enveloppe, soit environ 114 millions de dollars, provient d’un accord signé entre la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque internationale pour l’industrie et le commerce (BIIC), annoncé le 14 juillet dernier.
Trois filières stratégiques ciblées
Le financement se répartit entre trois filières. Concernant le coton et le textile, l’objectif consiste à faire progresser la transformation locale afin de garantir la fiabilité des approvisionnements vers l’Europe et d’améliorer leur suivi. Vient ensuite le soja, où il s’agit de diversifier les sources d’approvisionnement en s’appuyant sur une transformation menée directement au Bénin. La filière cajou clôt ce trio, avec pour ambition d’y renforcer les capacités de tri et de transformation locale, en cohérence avec les exigences fixées par les marchés européens. Selon le communiqué de la BEI, au moins 70 % du financement sera consacré à ces trois secteurs. L’objectif affiché est de bâtir des chaînes de valeur plus intégrées entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne.
Une dynamique agricole amorcée depuis plusieurs années
Ce financement arrive alors que le pays a déjà transformé son secteur agricole depuis 2016, autour de treize filières jugées prioritaires. La production de riz a doublé pour atteindre 525 000 tonnes en 2025, contre 204 000 tonnes avant 2016, tandis que celle du soja a triplé, avec 422 000 tonnes récoltées. Le Bénin s’est également imposé comme premier producteur africain de coton, avec une moyenne de 641 000 tonnes sur les cinq dernières campagnes. Cette croissance s’est accompagnée de la création de cinq sociétés spécialisées — mécanisation, semences, irrigation, agrégation et aviculture — et du financement de plus de 10 000 projets agricoles via le Fonds National de Développement Agricole. Fait peu relayé : selon les données officielles béninoises, près de 47 % des actifs agricoles du pays sont des femmes, une proportion qui explique en partie le choix de l’initiative européenne de cibler leur résilience économique.
Un accord pensé pour les PME et la résilience climatique
Le nouveau partenariat intervient dans le cadre de l’initiative Women for Stronger Communities and Growth. Il doit renforcer l’accès au financement des petites et moyennes entreprises ainsi que des entreprises de taille intermédiaire béninoises, les chaînes de valeur agricoles intégrées demeurant la priorité principale. L’accord prévoit aussi un soutien à la résilience économique des femmes et des communautés locales face aux changements climatiques et à l’insécurité alimentaire.
D’après la Banque européenne d’investissement, l’accompagnement des filières coton, soja et cajou doit créer des chaînes de valeur plus résilientes, conformes aux normes attendues par les marchés européens. Ce partenariat entre le Bénin et l’Union européenne intervient dans le cadre de la stratégie Global Gateway, portée par l’UE pour renforcer ses liens économiques avec l’Afrique de l’Ouest.




Qui finance l’EU? Ils impriment leur argent eux-mêmes.
Africains, au lieu de voir loin, se laisse réduire, seulement en mendiant ambulant. Et doit toujours attendre papa Noël 🤶