Les États-Unis ont défendu leur accord de coopération nucléaire civile avec l’Arabie saoudite après une question portant sur la différence de traitement avec l’Iran. Lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, la porte-parole Karoline Leavitt a répondu à un journaliste par une formule concise : « Notre accord avec l’Arabie saoudite place l’Amérique d’abord. »
L’échange est intervenu quelques heures après l’annonce d’un accord de coopération nucléaire civile entre Washington et Riyad. Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’Arabie saoudite peut bénéficier d’un tel partenariat alors que l’Iran ne le peut pas, Karoline Leavitt n’a pas développé davantage son argumentation avant de passer à une autre question.
Un accord présenté comme un choix stratégique
Selon l’administration américaine, ce partenariat vise à permettre le développement d’un programme nucléaire civil saoudien avec une participation importante des entreprises américaines. Washington explique également vouloir renforcer sa coopération avec Riyad et limiter l’influence d’autres puissances dans ce secteur stratégique.
L’administration du président Donald Trump défend cet accord comme une décision conforme à sa politique « L’Amérique d’abord ». C’est cette expression que Karoline Leavitt a reprise face aux journalistes pour justifier la position de la Maison-Blanche.
Le programme concerne des usages civils de l’énergie nucléaire, comme la production d’électricité et le dessalement de l’eau. Les autorités américaines indiquent que la coopération sera encadrée par des dispositions destinées à prévenir toute utilisation militaire.
Une comparaison avec l’Iran
La question posée lors du point de presse reposait sur le contraste entre la politique menée envers l’Arabie saoudite et celle appliquée à l’Iran. Depuis plusieurs années, Washington affirme que Téhéran ne doit pas disposer de capacités pouvant conduire à la fabrication d’une arme nucléaire.
Les responsables américains estiment que les deux situations sont différentes en raison de leurs relations avec chacun des deux pays et des garanties prévues dans leurs accords respectifs.
Cette réponse a suscité des réactions, certains observateurs estimant qu’elle ne répondait pas directement à la comparaison formulée par le journaliste. La Maison-Blanche s’est limitée à rappeler que l’accord avec Riyad répondait aux intérêts des États-Unis.
Un dossier suivi depuis plusieurs années
Le développement d’un programme nucléaire civil en Arabie saoudite est discuté depuis plusieurs administrations américaines. Le royaume a affiché son objectif de diversifier son mix énergétique afin de réduire sa dépendance aux hydrocarbures.
Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), plus de 440 réacteurs nucléaires sont actuellement en exploitation dans une trentaine de pays. Plusieurs spécialistes soulignent que les modalités précises de l’accord entre Washington et Riyad seront examinées afin de vérifier le niveau des garanties prévues en matière de non-prolifération et d’utilisation exclusivement civile des technologies nucléaires.




« Notre accord avec l’Arabie saoudite place l’Amérique d’abord. »
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