Trois blessés ont été dénombrés dans la région de Moscou au terme d’une nuit marquée par l’arrivée simultanée de 600 drones ukrainiens, un chiffre jamais atteint jusqu’ici contre la capitale russe. Le maire Sergueï Sobianine a indiqué que moins de la moitié de ces appareils avaient pu être neutralisés avant d’atteindre leur zone cible.
Pourquoi la capitale échappait jusqu’ici aux frappes
Contrairement aux territoires russes situés près de la frontière ukrainienne, régulièrement exposés depuis 2022, Moscou bénéficiait d’une relative tranquillité du fait de son éloignement du front. Ce répit s’amenuise depuis le début de l’année : l’armée ukrainienne dispose désormais d’engins capables de parcourir de plus grandes distances, ouvrant l’accès à des cibles jugées prioritaires par Kiev — sites énergétiques et plateformes de vente en ligne russes figureraient parmi les objectifs recherchés.
Le week-end a également été marqué par une réplique du côté ukrainien. Des tirs de missiles balistiques ont visé Kiev durant la même nuit, déclenchant une alerte que les habitants ont entendue quelques minutes avant les premières déflagrations. Un incendie s’est déclaré dans un marché de la capitale, où trois personnes blessées ont été prises en charge, d’après le maire Vitali Klitschko.
Des victimes recensées loin des deux capitales
L’essentiel des morts de cette nuit n’a pas été enregistré à Moscou ni à Kiev, mais dans des territoires plus périphériques. La région russe de Rostov déplore trois décès. Côté ukrainien, Zaporijjia en compte deux et la ville de Kryvyï Rig un. Ce sont ainsi six vies qui ont été perdues en quelques heures, sur les deux fronts confondus.
Un mois plus tôt, un état des lieux dressé par l’ONU avait déjà alerté sur la dégradation de la situation des civils : selon la mission onusienne de surveillance des droits humains (HRMMU), juillet a représenté la période la plus meurtrière depuis mai 2022 avec 437 morts et 2 610 blessés à travers le pays, Kiev concentrant à elle seule 54 décès et 202 blessés.
Un conflit qui approche sa cinquième année
L’invasion lancée par la Russie en février 2022 a désormais dépassé le cap des quatre années et demie, devenant le conflit le plus coûteux en vies humaines qu’ait connu l’Europe depuis 1945. Malgré plusieurs cycles de discussions engagés cette année entre les deux camps, aucun accord de cessez-le-feu n’a été trouvé à ce jour.



