Le Secret Service a confirmé enquêter sur une vidéo diffusée par les médias d’État iraniens visant Barron Trump, le fils cadet du président américain, rapporte le Washington Post ce mardi 25 août 2026. Selon un communiqué transmis par l’agence, celle-ci « enquête sur tout ce qui pourrait être perçu comme une menace envers ses protégés ».
Le porte-parole Nate Herring a précisé que le Secret Service ne commenterait pas davantage l’affaire « par souci de sécurité opérationnelle », refusant ainsi de détailler les mesures de protection prises autour du jeune homme de 20 ans, selon des propos rapportés par le Washington Post et confirmés par CNN et l’agence AP.
Une vidéo diffusée par la télévision d’État iranienne
La séquence, intitulée « Où et comment devons-nous tuer Barron Trump ? », a été diffusée ce week-end sur la chaîne publique iranienne IRIB, dont le directeur est nommé directement par le guide suprême du régime. D’une durée de près de trois minutes, elle s’ouvre sur un graphique en anglais et présente des lieux fréquentés par le fils du président, dont la Trump Tower à New York, selon CNN.
Le montage prétend avoir identifié son université, ses véhicules d’escorte et l’organisation du dispositif du Secret Service chargé de sa protection. Une récompense de 10 millions de dollars serait promise à quiconque fournirait des informations permettant de le localiser, selon plusieurs médias américains.
Cette menace directe visant Barron Trump intervient après une série d’attaques similaires dirigées contre la famille présidentielle. Une vidéo comparable avait déjà ciblé Melania Trump en juillet, et le président avait lui-même déclaré figurer en tête d’une liste iranienne de personnes à abattre, tout en assurant continuer son travail sans en être affecté.
Une escalade depuis l’assassinat du guide suprême
Les menaces des médias iraniens envers la famille Trump se sont multipliées depuis l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei par les forces américaines et israéliennes, au début de la guerre déclenchée en février dernier. C’est cependant la première fois que Barron Trump, resté jusqu’ici en retrait de la vie publique, est ainsi visé nommément, selon CNN.
Un accord de cessez-le-feu en 14 points, signé entre Donald Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian, avait pourtant temporairement suspendu les opérations militaires. Ce texte, prévu pour durer 60 jours, a toutefois expiré la semaine dernière après une reprise des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz.
Le renseignement américain sceptique sur la menace
Selon le Washington Post, les services de renseignement américains avaient déjà fait part de leur scepticisme à l’administration concernant la fiabilité de précédentes alertes attribuées à l’Iran, avant même la divulgation de cette vidéo. Cette prudence n’a pas empêché le président Trump de modifier son trajet de retour depuis la Turquie en août, après un sommet de l’OTAN, par crainte d’une menace iranienne.
La Maison-Blanche n’a pas répondu à une demande de commentaire de Washington Post. Depuis son premier mandat, Donald Trump figure parmi les cibles prioritaires du régime iranien, en particulier depuis l’ordre qu’il avait donné en 2020 de frapper le général Qassem Soleimani. La situation reste suivie de près à Washington, alors que le conflit avec Téhéran entre dans son septième mois sans issue diplomatique en vue.



