Bénin : Le coordonnateur du ProCaR en détention pour soupçons de mauvaise gestion

Le coordonnateur du ProCaR, Sikirou Alabi Iloulotan, est détenu depuis la semaine dernière à la suite d’une procédure engagée après son départ de la structure. L’affaire porte sur des soupçons de mauvaise gestion liés à des aménagements ruraux réalisés dans le cadre du PADMAR, selon les informations rapportées par Le Matinal.

L’ancien responsable aurait d’abord passé environ une semaine en garde à vue à la Brigade économique et financière (BEF), avant son placement en détention. Son dossier devrait être examiné prochainement par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), toujours selon Le Matinal.

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Des soupçons autour du matériel agricole

Les investigations porteraient sur la gestion de la deuxième phase du Projet d’appui au développement du maraîchage. La qualité jugée insuffisante de certaines motopompes acquises pour les activités du projet ferait partie des éléments examinés dans la procédure.

Selon les informations publiées par Le Matinal, des soupçons de « malversations dans la gestion » auraient été relevés par les autorités. Ces éléments devront toutefois être établis dans le cadre de la procédure judiciaire.

Le ProCaR est un dispositif placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Il assure la coordination de plusieurs interventions financées par le Fonds international de développement agricole (FIDA) au Bénin. Sa mission comprend la coordination des projets, la recherche de complémentarités entre les interventions et l’appui aux acteurs ruraux.

Le PADMAR concerné par la procédure

Le PADMAR constitue l’un des programmes agricoles soutenus par le FIDA au Bénin. Il vise à augmenter durablement les revenus des exploitations maraîchères et à renforcer leur capacité à faire face aux effets du changement climatique. Le projet couvre sept départements du sud du pays et 27 communes. Son financement initial avait été évalué à 49,2 millions de dollars, avec des contributions du FIDA, du Fonds de l’OPEP, du gouvernement béninois et des bénéficiaires. Le projet devait à l’origine toucher environ 20 000 ménages. Le volet consacré aux aménagements ruraux et aux équipements agricoles constitue donc un élément important de l’intervention. C’est dans ce cadre que les acquisitions de motopompes évoquées dans la procédure seraient intervenues.

Une audience attendue devant la CRIET

À ce stade, les faits reprochés à Sikirou Alabi Iloulotan restent présentés comme des soupçons. Aucune condamnation n’a été prononcée contre lui.

La prochaine étape annoncée est son passage devant la CRIET. Le tribunal devra examiner les éléments réunis dans le dossier et déterminer les éventuelles responsabilités pénales. Selon Le Matinal, le procès devrait intervenir dans les prochains jours. Le FIDA intervient au Bénin dans le développement agricole depuis 1978, avec plusieurs projets consacrés à la réduction de la pauvreté rurale, à l’amélioration des revenus et au développement des filières agricoles.

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