Des experts marocains ont mené 18 missions à l’international en 2025 dans le cadre du programme de coopération technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’agence onusienne évalue par ailleurs à 1,17 million d’euros son assistance au Maroc pour la même année.
Un centre de référence reconnu par l’AIEA
Le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), basé à Rabat, a obtenu en septembre 2024 le statut de centre collaborateur international de l’AIEA. Cet accord, signé avec le directeur général de l’agence, Rafael Mariano Grossi, couvre la gestion des ressources en eau, la protection de l’environnement et les applications industrielles pour la période 2025-2029.
L’Institut national d’oncologie du Maroc a également été désigné centre d’ancrage de l’initiative Rays of Hope, un programme de l’AIEA destiné à élargir l’accès à la radiothérapie en Afrique. Des stagiaires issus d’autres pays africains y sont déjà accueillis, selon des données communiquées par la diplomatie marocaine à Vienne en septembre 2025.
Une coopération technique élargie sur le continent
L’AIEA a mené 178 projets nationaux et 19 projets régionaux en Afrique en 2025, tout en délivrant 843 bourses et visites scientifiques, selon des chiffres cités à Vienne en juin dernier. Plus de 1 300 personnes ont participé à des activités de formation liées à ce programme sur le continent.
Le secteur nucléaire civil marocain repose sur un cadre réglementaire fixé par la loi n° 142-12, qui a créé l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR), chargée du contrôle du secteur. Le pays exploite depuis plusieurs décennies un réacteur de recherche TRIGA Mark II au Centre de recherche nucléaire de Maâmora, utilisé pour la formation ainsi que pour des applications médicales, agricoles et industrielles.
Le plus haut niveau de garantie obtenu en 2025
En juin 2025, l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques avait annoncé que le royaume avait obtenu, pour la première fois, le plus haut niveau de garantie de l’AIEA quant à l’usage pacifique de ses matières nucléaires. Le rapport confirme que l’ensemble des matières nucléaires présentes sur le territoire national sont exclusivement utilisées à des fins pacifiques, avait précisé l’agence dans un communiqué.
Le Maroc avait par ailleurs accueilli en juin 2025 une mission de l’AIEA chargée d’examiner les dispositifs de sécurité nucléaire, en amont de la Coupe d’Afrique des nations organisée à Rabat. Ce dispositif renforcé avait été maintenu jusqu’à la finale du tournoi, disputée le 18 janvier au stade Prince Moulay Abdellah.
Le royaume figure aussi parmi les dix États africains ayant engagé la première phase de préparation à l’électronucléaire, selon un rapport distinct de l’AIEA publié à Vienne. Cette étape reste préliminaire : aucun calendrier officiel n’a été fixé pour une éventuelle production d’électricité d’origine nucléaire.



