Aleksandar Vučić a reçu son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky samedi 8 août à Belgrade, où les deux dirigeants ont paraphé un protocole d’accord de libre-échange. Ce déplacement marque le premier séjour officiel de Zelensky sur le sol serbe depuis son entrée en fonction en 2019.
Un accord commercial scellé, aucune sanction annoncée
Les deux présidents ont indiqué vouloir boucler d’ici la fin de l’année un accord de libre-échange mutuel entre leurs pays, selon leur point de presse commun. Sur les six premiers mois de 2026, les échanges commerciaux serbo-ukrainiens ont atteint 321 millions de dollars, contre 450 millions sur toute l’année 2025. Les deux parties ont aussi paraphé un mémorandum couvrant la santé animale et la sécurité alimentaire.
Vučić a réaffirmé le soutien serbe à la trajectoire européenne de Kiev, tout en écartant l’imposition de sanctions contre Moscou : « nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider l’Ukraine sur son chemin européen », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par RT France. La Serbie figure parmi les seuls pays européens à n’avoir jamais rejoint le régime de sanctions occidental visant la Russie depuis 2022.
Une coopération limitée au terrain économique
Vučić a exclu toute discussion portant sur une aide militaire à Kiev lors de cet échange avec Zelensky, selon des déclarations relayées par le Courrier des Balkans. Il a en revanche évoqué l’implantation prévue en septembre d’une usine de drones à Belgrade, développée avec des partenaires israéliens. Le président serbe a également confirmé la position de son pays sur l’intégrité territoriale ukrainienne, sans se prononcer sur un calendrier d’adhésion de l’Ukraine à l’UE.
Zelensky a de son côté salué l’annonce d’un nouveau programme d’aide humanitaire et médicale serbe, dans un contexte où les infrastructures énergétiques ukrainiennes restent fragilisées à l’approche de l’hiver. Le déplacement du président ukrainien avait été précédé, la nuit précédente, par des frappes de drones russes sur la région de Kiev ayant fait trois morts, dont un enfant de trois ans, selon ses propres déclarations.
Le contraste avec la Biélorussie
Contrairement à la Serbie, la Biélorussie demeure l’allié le plus constant de Moscou en Europe : Minsk a servi de base arrière à l’offensive russe de février 2022, autorisant le transit de troupes et de matériel militaire russe sur son territoire, et n’a engagé aucune démarche comparable de rapprochement avec Kiev. Cette divergence illustre deux trajectoires distinctes parmi les partenaires historiques de la Russie en Europe, sans qu’aucune rupture ne soit à ce jour actée du côté serbe.
Cette visite à Belgrade intervient trois mois après des accusations des services de renseignement russes, selon lesquelles des entreprises serbes auraient livré des munitions à l’Ukraine via des intermédiaires tchèques, polonais et bulgares — des allégations que Belgrade a démenties. La Serbie entretient des liens avec la Russie remontant à la fin des guerres yougoslaves des années 1990, renforcés par une proximité culturelle et religieuse orthodoxe, et demeure le seul pays candidat à l’UE à ne pas avoir aligné sa politique étrangère sur celle de Bruxelles vis-à-vis de Moscou, selon un rapport adopté cette année par le Parlement européen.




Comme la plupart des dirigeants européens, Vučić joue contre les intérêts de son pays. Il la joue pensant s’attirer les faveurs de Bruxelles.
Comme la plupart des dirigeants européens, Vučić est complètement déconnecté de la réalité. Aller signer un accord avec un président qui n’est légalement plus en fonction depuis deux ans (selon la constitution ukrainoenne), c’est de la débilité mentale.
Ajoutez à cela que l’Ukraine est en pleine déconfiture face à la Russie, c’en est encore plus stupide ?
« Ajoutez à cela que l’Ukraine est en pleine déconfiture face à la Russie »
Pour les mous du plot, les ukrops reculent sur le front et les missiles russes pleuvent sur l’Ukraine qui n’en a plus intercepté un depuis une semaine.
Trump a fermé le robinet des Patriot PAC-3.
Zelensky a compris qu’il ne passera pas l’hiver. Il doit obtenir un cessez-le feu avant mais les Russes ne sont pas pressés de lui faire ce cadeau.