FIFA : Infantino cherche l'appui de Trump pour sauver son avenir à la tête de l'instance

Gianni Infantino multiplie les tentatives pour obtenir le soutien public de Donald Trump, dans un cadre de pression sur son maintien à la présidence de la FIFA. Selon le New York Post, ce 3 août 2026, le dirigeant de 56 ans a essayé à plusieurs reprises, sans succès, de joindre le président américain de 80 ans par téléphone depuis vendredi, date de l’effondrement de son projet de cession des actifs commerciaux de la Coupe du monde.

Un accès direct à Trump qui reste fermé

Faute de parvenir à contacter directement la Maison-Blanche, Infantino a programmé un entretien avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, prévu ce lundi 3 août peu après 9 heures, heure de Washington. Deux sources proches du dossier ont confirmé cet appel au New York Post. Un initié cité par le quotidien précise que le dirigeant voulait se connecter en ligne avec la secrétaire et discuter de la façon dont le football peut être une forme de soft power pour l’Amérique. Mais la même source tempère la portée diplomatique de la démarche : ce n’est plus pour l’instant une question d’autre chose, aurait-il ajouté, laissant entendre que la préservation du poste d’Infantino serait l’unique enjeu réel de ces échanges.

Une autre source affirme qu’Infantino cherche des alliés importants pour le soutenir publiquement, tandis qu’une seconde évoque un dirigeant se sentant isolée par l’avalanche de couverture médiatique négative depuis l’échec de son projet.

Une position fragilisée après l’échec du projet FIFA Forward Enterprise

Cette quête de soutien intervient après plusieurs semaines de turbulences internes. Le projet controversé, baptisé FIFA Forward Enterprise et évalué à 20 milliards de dollars, prévoyait la cession de parts commerciales de la Coupe du monde à la société de capital-investissement dirigée par Josh Kushner. L’initiative a provoqué une vague de contestation à l’échelle internationale, entraînant les démissions du conseiller principal Carlos Cordeiro et du directeur des opérations Kevin Lamour.

Face à la pression, Infantino a fini par annoncer l’abandon du projet, estimant que celui-ci avait créé des divisions incompatibles avec l’objectif initial de la réforme. Ce revirement n’a toutefois pas suffi à apaiser les tensions : l’UEFA, fédération continentale regroupant 55 associations nationales, continuerait de chercher les moyens d’écarter le dirigeant, selon plusieurs sources proches du dossier.

Une menace de boycott brandie par l’Europe

L’organisation européenne avait auparavant brandi la menace d’un boycott collectif des compétitions organisées par la FIFA si le projet de cession restait d’actualité, une option qualifiée par certains observateurs d’arme institutionnelle ultime. Un ancien responsable de stratégie marketing ayant travaillé sur deux candidatures à l’organisation de la Coupe du monde estime que la position d’Infantino reste précaire, sans être pour autant irrémédiable, notamment en vue des prochaines élections à la présidence de la FIFA prévues en 2027.

Pour rappel, Infantino avait été élu à la tête de la FIFA en février 2016, dans la foulée du scandale de corruption qui avait provoqué la chute de son prédécesseur Sepp Blatter. Il avait ensuite été reconduit sans opposition lors des scrutins suivants, une continuité aujourd’hui mise à l’épreuve par la crise ouverte depuis l’échec du projet porté avec le fonds lié à Josh Kushner.

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