Iran: Araghchi raille les services de renseignement américains sur le détroit d'Ormuz

Abbas Araghchi a dénoncé jeudi une nouvelle défaillance du renseignement américain, cette fois autour du détroit d’Ormuz. Le ministre iranien des Affaires étrangères a publié ce message sur X alors que les tirs entre Iran et États-Unis se poursuivent autour de cette voie maritime stratégique.

Une accumulation d’erreurs de calcul selon Téhéran

Araghchi a rappelé que les erreurs de renseignement américaines ont toujours conduit Washington à mal évaluer la situation, citant la guerre menée contre l’Iran comme premier exemple concret de ce schéma. Il a ensuite estimé que les États-Unis commettaient à présent *une erreur de calcul encore plus grave concernant le détroit d’Ormuz*, sans préciser la nature exacte de cette nouvelle évaluation jugée erronée.

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Le chef de la diplomatie iranienne a conclu son message par une mise en garde directe, jugeant que la désinformation reste moins dangereuse que des services de renseignement défaillants. La déclaration s’inscrit dans un climat de défiance persistante entre les deux pays depuis plusieurs mois.

Ormuz, point de friction constant depuis février 2026

Le détroit d’Ormuz traverse une période de perturbations majeures depuis le 28 février 2026, à la suite de frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran qui ont entraîné la mort du Guide suprême Ali Khamenei. Cette escalade a plongé la région dans une instabilité durable, avec des arrêts répétés du trafic maritime commercial imposés par le Corps des gardiens de la révolution islamique.

Le président américain Donald Trump a récemment affirmé que les États-Unis contrôlaient désormais le détroit, une déclaration que Téhéran a rejetée. La toute nouvelle Autorité du détroit du Golfe persique (PGSA), agence iranienne créée pour superviser le trafic maritime dans la zone, a également contesté cette revendication américaine.

Un différend qui s’ajoute à plusieurs mois de tensions

Ce nouvel échange verbal fait suite à une série d’accusations réciproques entre les deux pays concernant le respect du mémorandum d’entente conclu après le conflit. Araghchi avait déjà reproché à Washington, dans un entretien publié fin juillet par le quotidien officiel Iran, d’avoir violé cet accord en ouvrant une route maritime alternative dans le détroit, contournant ainsi l’autorité iranienne sur la définition des itinéraires de navigation.

Selon les données de la société de renseignement maritime Windward, le trafic dans le détroit reste largement concentré sur les voies désignées par Téhéran, la plupart des navires évitant le corridor soutenu par les États-Unis le long des côtes omanaises. Cette situation montre la difficulté persistante des deux puissances à s’accorder sur le contrôle effectif de cette route empruntée par près d’un cinquième du pétrole mondial transporté par voie maritime. Aucune réaction officielle du département d’État américain n’a pour l’heure été communiquée à la suite des propos d’Araghchi.

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