"L'Amérique est plus faible, l'Iran plus fort" : Trump critiqué par un élu démocrate sur sa stratégie

Le sénateur Chris Murphy a déclaré, dimanche, que les États-Unis avaient perdu la guerre engagée contre l’Iran. « L’Amérique est plus faible, l’Iran est plus fort« , a-t-il affirmé sur le plateau de l’émission Meet the Press, diffusée sur NBC, ajoutant que « Donald Trump a perdu cette guerre ».

Un conflit ouvert depuis février

Les forces américaines ont ouvert les hostilités contre l’Iran le 28 février 2026. L’objectif affiché par Washington était d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. Six mois après le début des combats, le détroit d’Ormuz reste bloqué par les forces iraniennes, ce qui continue de faire grimper les prix de l’énergie à l’échelle mondiale, selon plusieurs médias américains. Murphy a rappelé que la facture pour rouvrir cette voie maritime ne cessait de grimper.

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Selon les termes de l’accord actuellement en discussion, les États-Unis verseraient à l’Iran environ 100 milliards de dollars par an en échange de la réouverture du détroit. Une somme que le sénateur évalue à « un tiers de l’économie iranienne ».

Le sénateur prêt à soutenir « un mauvais accord »

Interrogé sur une éventuelle issue négociée, l’élu démocrate a indiqué qu’il accepterait de voter en faveur d’un accord défavorable aux intérêts américains, à condition qu’il mette fin aux hostilités. Il a justifié cette position par la hausse continue des prix payés par les ménages américains depuis le début du conflit.

Ce jugement intervient dans un climat politique dégradé pour l’exécutif américain. Selon une enquête AP-NORC publiée le 30 juillet, le taux d’approbation de la gestion du conflit par le président Donald Trump s’établissait à 38 %, la majorité des Américains estimant que la guerre n’en valait pas la peine.

Une pression bipartisane sur l’exécutif

Le Sénat a par ailleurs adopté, le 7 août, un texte de sanctions visant les principaux importateurs de pétrole russe et iranien, par 86 voix contre 11. Ce vote traduit une volonté commune, chez les démocrates comme chez certains républicains, de maintenir la pression sur Téhéran tout en cherchant une sortie de crise.

Les critiques républicaines suivent une logique différente. L’ancien secrétaire à la Défense sous la première administration Trump, Mark Esper, a proposé sur la chaîne ABC l’instauration d’un blocus visant à couper tous les accès au pays par air, par terre et par mer, afin de forcer Téhéran à revenir à la table des négociations.

Selon les autorités iraniennes, citées par le Washington Times, aucune négociation directe n’est engagée avec Washington à ce stade. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé que des messages transitaient par des pays intermédiaires, probablement le Pakistan et le Qatar, tout en évoquant des discussions séparées avec Oman sur le contrôle du détroit d’Ormuz, entrées selon lui dans leur « phase finale ».

1 réflexion au sujet de « "L'Amérique est plus faible, l'Iran plus fort" : Trump critiqué par un élu démocrate sur sa stratégie »

  1. Nous ne voulons pas, jamais et plus de la guerre.
    Ce que celui là vient de dire maintenant peut amener encore des Hostilités. Que Dieu protège ce monde!

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