Des combattants et du matériel militaire ont été détruits ce jeudi 6 août 2026 dans un secteur situé à 40 kilomètres au nord-ouest de Macina, dans la région de Ségou. L’État-major général des armées l’a annoncé le jour même dans un communiqué officiel.
Une base logistique visée par les vecteurs aériens
D’après les premiers éléments recueillis sur place, l’endroit ciblé constituait un lieu de rassemblement pour des combattants affiliés à la coalition JNIM/FLA, où étaient également stockés des équipements de combat. L’action a été menée dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, dispositif de surveillance et de sécurisation déployé par les Forces armées maliennes (FAMa) sur tout le territoire national, avec l’appui de leurs partenaires.
Selon l’État-major, cette intervention doit affaiblir durablement les moyens d’action des groupes armés terroristes présents dans la zone et contribuer à protéger les habitants environnants. Aucun bilan chiffré n’a pour l’instant été communiqué : les autorités militaires indiquent poursuivre l’évaluation des dégâts causés. Un dispositif de surveillance reste actif sur place pour repérer d’éventuels combattants encore présents et dresser un compte-rendu complet une fois les opérations achevées.
Une pression militaire continue depuis fin juillet
Cette frappe près de Macina intervient après une séquence dense d’actions similaires menées par les FAMa depuis la fin du mois de juillet. Le 3 août, des positions du JNIM/FLA avaient été visées à Abéïbara, Kidal et Tessalit. La veille, un convoi transportant carburant et vivres avait été intercepté près de Tombouctou. Le 31 juillet, une frappe aérienne avait touché des combattants à Mégou, dans le cercle de Mopti. Quelques jours plus tôt, un site aurifère clandestin près de Tessalit, présenté comme une source de financement de la coalition djihadiste, avait également été pris pour cible.
L’opération Dougoukoloko a été instituée par décret présidentiel le 25 avril 2025, dans le but de rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien. Un arrêté interministériel signé le 3 juin 2026 en a élargi le cadre, associant six ministères — dont la Justice, la Sécurité et l’Environnement — pour priver les groupes armés de leurs refuges, y compris dans les massifs forestiers du pays.
Une région historiquement disputée
Le secteur de Macina abrite depuis plusieurs années Katiba Macina, une branche locale du JNIM particulièrement active dans le centre du Mali. Cette zone a notamment été marquée par le siège de Farabougou et des affrontements récurrents entre l’armée et les groupes jihadistes ces dernières années. L’État-major général des armées a réitéré sa volonté de poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du pays et a remercié les populations pour leur soutien.



