Déguisé en femme pour ses publicités, il est interpellé par la BCLCC au Burkina

Sayouba Nacanabo, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme Oman Beau, a été interpellé par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) au Burkina Faso. L’affaire a été rendue publique le 14 septembre 2026 à travers une vidéo diffusée par la BCLCC et largement relayée par plusieurs comptes sur les réseaux sociaux.

Le créateur de contenu est poursuivi pour des faits qualifiés d’outrage public à la pudeur. Dans la vidéo (voir à la fin de l’article) publiée par l’institution, il revient sur les contenus qu’il diffusait sur les réseaux sociaux et reconnaît avoir adopté une apparence et des attitudes féminines pour ses activités publicitaires.

Des publicités réalisées sous une apparence féminine

Sayouba Nacanabo explique qu’il utilisait des vêtements féminins, des mèches ainsi qu’une gestuelle et une manière de parler associées au personnage qu’il interprétait. Ces apparitions servaient à réaliser des contenus promotionnels destinés aux réseaux sociaux.

« Je fais des publicités pour ma pitance », aurait-il expliqué dans son témoignage en langue local selon un média local. Le média rapporte aussi que certaines de ces publicités concernaient des sujets liés à l’intimité et à la sexualité ainsi que des produits présentés comme des « secrets de femmes ».

Après son interpellation, le créateur de contenu a reconnu que son comportement pouvait être considéré comme déplacé. Il a présenté ses excuses aux autorités, à la population et aux personnes qui auraient pu être offensées par ses publications. Il a également indiqué qu’il ne comptait plus produire ce type de contenus, d’après Mousso News.

La BCLCC intervient sur les infractions numériques

La BCLCC est une structure spécialisée dans les enquêtes liées aux infractions commises avec l’informatique et les technologies de l’information et de la communication. Le ministère burkinabè de la Sécurité rappelle qu’elle a été créée en 2020 et qu’elle dispose d’une Division des enquêtes, d’un laboratoire consacré à la criminalistique numérique et à la veille technologique, ainsi que d’une division chargée des statistiques et de la communication.

L’institution a aussi renforcé ses outils de signalement. En février 2025, le ministère de la Sécurité a lancé Alerte-BCLCC, une plateforme permettant au public de signaler des actes de cybercriminalité et certains contenus illégaux en ligne.

Dans le cas de Sayouba Nacanabo, les sources disponibles établissent son interpellation et le motif d’outrage public à la pudeur. Elles ne précisent pas, à ce stade, les suites judiciaires qui pourraient être données à l’affaire.

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