Les sociétés STM et SONITRAV risquent des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de leur agrément d’exploitation après la collision de deux bus survenue le vendredi 7 août 2026 dans la région de Maradi, au Niger. Le drame a fait 22 morts, 37 blessés et d’importants dégâts matériels.
Des sanctions en fonction des responsabilités
La menace a été formulée lundi 10 août par le ministre des Transports et de l’Aviation civile, le colonel-major Abdouramane Amadou, lors d’une réunion avec les responsables des deux compagnies impliquées.
Selon le compte rendu du ministère, chaque entreprise pourrait être sanctionnée si sa responsabilité dans l’accident est établie. L’éventail prévu par la réglementation va de l’avertissement à la suspension de l’activité, jusqu’au retrait de l’agrément d’exploitation pour les manquements jugés les plus graves. D’éventuelles poursuites judiciaires pourraient également être engagées par les autorités compétentes.
Le ministre a demandé aux deux sociétés de prendre rapidement des mesures correctives. Selon le communiqué, il a également insisté sur la responsabilité des conducteurs et sur le rôle des employeurs dans la prévention des comportements dangereux au volant.
« Le comportement humain » demeure, selon le ministre, un facteur majeur des accidents de la route. Une projection vidéo a permis aux responsables des deux compagnies de présenter leurs explications sur les circonstances du drame et leurs responsabilités respectives. La rencontre a réuni des cadres du ministère, des représentants de l’Agence nigérienne de sécurité routière (ANISER) ainsi que des responsables de la Gendarmerie nationale.
Un précédent accident impliquant SONITRAV
Cette nouvelle affaire intervient quelques mois après un autre accident impliquant SONITRAV. Le 24 février 2026, un bus de la compagnie était entré en collision avec un autocar de Nizar près de Tourouche, à environ deux kilomètres de Tabalak, dans la région de Tahoua. L’accident avait fait au moins trois morts, parmi lesquels les deux chauffeurs, ainsi que plusieurs blessés, selon l’Agence nigérienne de presse.
D’après cette même source, les premières constatations évoquaient l’excès de vitesse et des dépassements effectués dans des conditions de visibilité difficiles parmi les facteurs susceptibles d’avoir contribué à la collision.
Le gouvernement veut renforcer la prévention
Le ministère des Transports affirme avoir engagé un programme national de sensibilisation à la sécurité routière afin de réduire le nombre d’accidents enregistrés sur les routes nigériennes.
Après le drame du 7 août, le ministre a demandé que des mesures soient prises dans les meilleurs délais contre les pratiques jugées imprudentes des conducteurs et les éventuelles défaillances des entreprises de transport.
Aucune décision de suspension ou de retrait d’agrément n’a encore été annoncée à ce stade. Les éventuelles sanctions dépendront de l’établissement des responsabilités et de la gravité des manquements retenus par les autorités.



