Taras Didych, chef de la communauté de Dmytrivka, figure parmi les 27 personnes tuées après une frappe de drone russe sur un entrepôt du village de Myla, en périphérie de Kiev. L’attaque, survenue vendredi soir vers 20h10, a déclenché un incendie suivi d’une série de détonations qui ont ravagé les infrastructures environnantes, selon France 24.
Un responsable local parmi les victimes
Selon Tymur Tkachenko, chef de l’administration militaire régionale de Kiev, Didych comptait parmi les premiers arrivés sur les lieux pour venir en aide aux habitants après l’impact initial. « C’est une perte immense pour notre région », a-t-il écrit sur Telegram, précisant que le bilan de 27 morts pourrait encore évoluer. Quarante-deux personnes ont par ailleurs été blessées, dont quatre enfants.
L’entrepôt visé stockait des matériaux explosifs, selon le bureau du procureur général ukrainien. Le ministère russe de la Défense a de son côté affirmé avoir visé un dépôt d’armes contenant du matériel de fabrication de drones. Frappé par un engin aérien sans pilote peu après 20 heures, le site a rapidement pris feu avant que des détonations en chaîne ne se propagent, endommageant des immeubles résidentiels ainsi qu’un établissement accueillant des personnes âgées et handicapées. Plus de 200 personnes ont été évacuées dans la nuit, dont de nombreux enfants.
Une enquête ouverte pour négligence
Les autorités ukrainiennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête portant sur la légalité du stockage de ces matières explosives à proximité de zones habitées, ainsi que sur les autorisations détenues par l’entreprise concernée, dont l’identité n’a pas été révélée. Le président Volodymyr Zelensky a rappelé que la réglementation interdit l’entreposage de munitions près des habitations, ajoutant que « des conclusions appropriées seront tirées ».
Le Premier ministre Sergueï Koretsky a établi un parallèle avec un précédent survenu en juillet à Vichnevoïe, une autre localité de la banlieue de Kiev, où une explosion dans un dépôt de munitions avait déjà fait des victimes. Il a déploré que cette tragédie n’ait pas servi de leçon, les mêmes manquements en matière de stockage s’étant reproduits deux mois plus tard.
Une multiplication des frappes sur les infrastructures
Cette attaque survient alors que la Russie et l’Ukraine intensifient leurs frappes à longue portée, visant de plus en plus des sites logistiques et industriels plutôt que des cibles strictement militaires. Le nombre de victimes civiles liées à ces bombardements a atteint son niveau le plus élevé depuis mai 2022 au mois de juillet, selon les données rapportées par les autorités ukrainiennes.
Le village de Myla se situe à environ 35 kilomètres à l’ouest de la capitale ukrainienne, dans le district de Boutcha.



