Bénin : dès lundi, Cotonou s’attaque aux garages occupant les emprises publiques

La phase opérationnelle de la libération de l’espace public débutera le lundi 21 septembre 2026 à Cotonou. La mairie ciblera les épaves de véhicules et les garages dont les activités occupent les emprises réservées à la circulation.

L’annonce a été faite vendredi 18 septembre par Arlette Saïzonou, première adjointe au maire de Cotonou, lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel de ville. L’opération découle du communiqué municipal n°13 du 13 avril 2026, qui avait demandé le retrait des véhicules abandonnés et la libération des espaces publics occupés par des garages.

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Un délai de 90 jours accordé aux occupants

La mairie indique avoir engagé cette procédure plusieurs mois avant le passage aux interventions sur le terrain. Selon le directeur des Services techniques, les personnes concernées ont d’abord été informées et sensibilisées avant l’ouverture d’une phase de dialogue.

Un délai de 90 jours avait ensuite été accordé pour permettre la mise en conformité. Ce délai, qui courait à partir du 13 avril, devait arriver à échéance le 13 juillet 2026. La municipalité affirme toutefois avoir maintenu des possibilités supplémentaires de régularisation avant l’exécution des mesures annoncées.

La séquence présentée par les services techniques comprend plusieurs étapes : information, sensibilisation, échanges avec les acteurs concernés, préavis, notification puis rappel. Les chefs d’arrondissement et les chefs de quartier ont également été associés aux démarches auprès des garagistes et autres occupants concernés.

Le communiqué municipal du 13 avril prévoyait déjà l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules abandonnés ainsi que des mesures contre les garages installés sur le domaine public. Il avait été présenté comme un avertissement avant le lancement de l’opération.

La mairie distingue l’opération d’un déguerpissement

Pour l’exécutif municipal, l’intervention annoncée ne doit pas être assimilée à une opération générale de déguerpissement. La première adjointe au maire présente plutôt la démarche comme une action de remise en ordre et de salubrité urbaine.

« Il ne s’agit pas d’une opération de déguerpissement. Il s’agit plutôt d’une action de remise en ordre de l’espace public », a déclaré Arlette Saïzonou lors de la rencontre avec les médias.

La municipalité affirme aussi vouloir tenir compte des activités économiques exercées dans les espaces concernés. Le directeur des Services techniques assure que la démarche vise la conformité avec les règles de protection du domaine public et non l’exclusion des acteurs économiques.

Mobilité et occupation des rues

La mairie justifie l’opération par la nécessité de préserver les espaces destinés aux déplacements. Les rues, trottoirs et autres emprises publiques doivent rester accessibles aux différents usagers, dont les piétons, les conducteurs de taxi-moto, les élèves et les personnes à mobilité réduite.

Cette orientation intervient après plusieurs actions menées à Cotonou sur l’occupation irrégulière de certains espaces. En mai 2026, la mairie avait par exemple fait évacuer un dépôt de carburant installé près d’une école primaire à Hlazounto, avec l’appui de la police. À partir du 21 septembre, les services municipaux passeront donc à l’exécution des mesures annoncées après plusieurs mois d’information et de démarches auprès des occupants concernés.

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