Bénin : les recettes budgétaires de l'État atteignent 1 220,8 milliards FCFA au premier semestre 2026

1 220,8 milliards de FCFA de recettes budgétaires ont été mobilisés par l’État du Bénin entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. Le chiffre provient du rapport d’exécution semestriel de la loi de finances, publié le 16 septembre 2026 par la Direction générale du Budget (DGB). Il confirme la série de résultats macroéconomiques positifs enregistrés par le pays depuis 2022, avec une croissance qui a grimpé à 7,5% en 2024, son niveau le plus élevé depuis 1990.

Un taux d’exécution supérieur à 56% des prévisions

En intégrant les ressources de financement, le total des fonds mobilisés grimpe à 2 329,6 milliards de FCFA à la mi-année, sur une prévision annuelle révisée fixée à 4 148,4 milliards. Selon le rapport, le taux de réalisation ressort ainsi à 56,2%. Côté dépenses, les engagements de l’État et les charges de trésorerie s’élevaient à 2 125,4 milliards de FCFA à la même date, correspondant à un taux d’exécution de 51,2%. L’écart entre les ressources mobilisées et les dépenses engagées s’établit à 204,2 milliards de FCFA au 30 juin, un solde qui traduit une gestion budgétaire encore prudente à mi-parcours de l’exercice.

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Une croissance portée par l’industrialisation et le numérique

Cette progression des recettes survient dans un cadre de transformation économique amorcée depuis plusieurs années. Selon le FMI, l’activité économique béninoise a progressé de 6,3% en 2022, 6,4% en 2023 puis 7,5% en 2024, sous l’effet de la hausse des exportations de biens transformés localement et du développement du secteur numérique. Cette dynamique s’est prolongée en 2025, l’institut national de la statistique (INStaD) ayant relevé un rythme trimestriel oscillant entre 7,4% et 8,8% sur l’année.

La Banque mondiale a salué ces performances macroéconomiques tout en réclamant une réforme fiscale plus poussée : les recettes fiscales sont passées de 9,2% du PIB en 2016 à 13,2% en 2024, un niveau qui reste inférieur à la moyenne des pays comparables de la région. Cette dynamique fiscale constitue précisément la toile de fond du semestre budgétaire 2026, dont les résultats prolongent la trajectoire enclenchée depuis 2022.

Une prévision 2026 en hausse de plus de 23%

La loi de finances initiale pour l’exercice 2026 tablait sur un total de recettes de 6 188,79 milliards de FCFA, soit une progression de 1 174,46 milliards par rapport à 2025, équivalant à 23,42%. Cette hausse devait être portée par les réformes fiscales et douanières ainsi que par le démarrage de l’exploitation pétrolière, dans une logique de renforcement de la souveraineté budgétaire. Les recettes fiscales représentaient à elles seules 5 384,80 milliards de FCFA prévus pour l’année, contre 228,22 milliards pour les recettes non fiscales et 191,46 milliards attendus au titre des ressources externes.

Sur le plan de la dette, le ratio d’endettement public du pays était déjà orienté à la baisse avant ce semestre, passé de 60,5% du PIB en 2024 à 57,3% en 2025, sous l’effet conjugué de la croissance économique et du renforcement de la mobilisation fiscale amorcé au cours des dernières années.

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