Pékin a transformé l’ancien site sidérurgique de Shougang en un parc urbain mêlant patrimoine industriel, sport, culture, commerce et technologies. Le dernier haut fourneau du complexe a cessé son activité en décembre 2010, après plusieurs décennies de production d’acier dans la capitale chinoise.
Une usine créée il y a plus d’un siècle
L’histoire industrielle de Shougang remonte à 1919, date de création du site. Le complexe a progressivement pris une place importante dans l’industrie sidérurgique chinoise avant que la production ne soit transférée hors de Pékin dans le cadre d’un vaste programme de restructuration. Le dernier arrêt des installations de l’ancien site est intervenu en 2010.
Le changement d’usage a conservé une partie importante des infrastructures. Hauts-fourneaux, silos, tours de refroidissement, passerelles et autres équipements industriels ont été maintenus puis intégrés aux nouveaux aménagements. Certaines installations ont changé de fonction sans disparaître du paysage.
Le site accueille les Jeux olympiques de 2022
La reconversion a pris une nouvelle dimension avec les Jeux olympiques d’hiver de Pékin en 2022. Le Big Air Shougang a été construit sur l’ancien site industriel pour accueillir les épreuves de snowboard et de ski freestyle. L’équipement est depuis conservé comme installation sportive permanente et peut accueillir des compétitions ainsi que d’autres activités.
D’autres bâtiments ont aussi été réaffectés. L’ancien haut fourneau n°1 abrite aujourd’hui un espace consacré à la science-fiction, tandis que l’ancienne zone industrielle accueille des infrastructures destinées à la Foire internationale chinoise du commerce des services, connue sous le nom de CIFTIS.
Des activités économiques installées sur l’ancien site
La transformation ne repose pas uniquement sur le tourisme. Le parc accueille aussi des entreprises et des activités liées aux technologies et aux industries émergentes. Les espaces industriels réaménagés servent également aux expositions, aux événements culturels, au commerce et aux loisirs.
Pour 2026, les installations permanentes de la CIFTIS ont encore fait l’objet de travaux. Plusieurs anciens bâtiments industriels ont été reliés pour former un ensemble d’exposition ouvert, avec de nouveaux commerces et des aménagements destinés aux visiteurs.
Shougang constitue ainsi l’un des exemples chinois de réutilisation d’un ancien site industriel : les structures liées à la sidérurgie ont été conservées tout en recevant de nouvelles fonctions urbaines. Le parc associe aujourd’hui ces vestiges aux équipements sportifs, aux espaces d’exposition, aux entreprises et aux activités culturelles.



